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Hideyoshi Toyotomi, le second unificateur du Japon

Hideyoshi Toyotomi est parmi les personnages de l’histoire du Japon des plus fascinants. Très connu, pour faire partie des 3 unificateurs du Japon, son histoire est exceptionnelle, à plus d’un titre et il est même dans l’histoire des civilisations, sans concubinage, l’exemple de la plus haute ascension sociale. Né fils de fermier dans la petite province d’Owari, Il succèdera à Oda Nobunaga et précèdera le shogunat Tokugawa qui perdurera jusqu’au rétablissement de l’empereur Meiji, il est à lui tout seul un exemple vivant de la vie de la période des sengoku et des guerres incessantes entre seigneurs qui faisaient et défaisaient des dynasties. 

Contrairement à tout ce qui a été vu jusqu’à présent, et à tout ce qui sera visible par la suite, dans le Japon ancien, Hideyoshi Toyotomi sera le seul sans naissance, anobli, et fait shôgun. Une histoire extraordinaire qui commence dans la province d’Owari en 1536. 

Prologue, Jeune âge.

Fils de fermier, né à Naka en 1536, dans la province d’Owari, celle-là même que dirige le clan Nobunaga, il perd son père alors qu’il n’est âgé que de 8 ans. Sa mère, encore dans un bel âge se remarie, et son beau-père, employé du seigneur local, Oda Nobunaga, trouve l’enfant suffisamment intelligent pour l’envoyer à l’école. Envoyé chez les moines, là où l’éducation se faisait à cette période, son indiscipline le condamne à être très vite renvoyé. Il poursuivra chez un forgeron, et ses traits de caractère lui feront subir le même sort. C’est ainsi que dans sa jeune vie, il multipliera les petites expériences aussi courtes les unes des autres et que sa fougue vont le faire châtier ou son ennui le faire abandonner. C’est tout ce que l’histoire retiendra de son enfance, vu qu’il n’était pas naît pour gouverner et qu’on ne souciait guère du garçon en haut lieu. Sa perspicacité cependant, et sa fluidité d’esprit, des attraits qui lui colleront longtemps vont cependant le rapprocher des notables de sa province.  

Acte I. Entrée au service de Nobunaga, la naissance de Hashiba.

Il se retrouve domestique de Matsushita Yukitsuna, à l’âge de 20 ans qui lui donne sa confiance. Ce serf de clan Imagawa, lui transmet l’offre du puissant seigneur Oda. Il cherche un surveillant pour la construction du château de Kiyosu qui traîne en longueur. Il saisit l’offre, l’exécute avec brio sous son nouveau nom d’emprunt : Hashiba, contraction du nom des généraux d’Oda Nobunaga, Niwa et Shibata (en kanji).  Le château de Kiyosu est terminé en quelques jours après sa venue. Son ambition se révèle, ainsi que ses capacités de fin diplomate. 

Il entre alors dans l’armée de Nobunaga en 1558, et devient un ashigaru (milice armé de fusil). Après des efforts militaires, et une détermination sans faille, il devient un porteur pour Oda Nobunaga. Il est présent à la bataille d’Okehazama, en 1560. La bataille qui va permettre le début des conquêtes de Nobunaga et celle qui va défaire le puissant clan de la région Imagawa.  

Acte II. Faits de gloire, de soldat à général

En 1561, il épouse Nene (ねね) fille de samuraï qui lui donne un rang naturel. Cette relation durera dans le temps, malgré les nombreuses concubines que son mari a eut dans sa vie. On la dit d’une beauté naturelle exceptionnelle. La même année avec une poignée d’homme il s’empare du château de Sunomata. D’après la légende en une seule nuit. Se trouvant en territoire ennemi, ce premier fait d’arme personnel va le mettre très vite au devant de la scène. 

Faits de Gloire et ascension.

Négociateur habile, il n’hésite pas à corrompre les tribus isolées pour qu’elles quittent leur allégeance pour suivre celle de son seigneur, Oda Nobunaga. 

En 1567, après neuf ans de service au sein de l’armée d’Oda, qui multiplie les victoires et les alliances, l’armée d’Oda va prendre château d’Inabayama sans difficulté grâce au travail en amont de celui qu’on appelle encore Hashiba. Le château est aujourd’hui appelé château de Gifu, et il est un des 12 derniers châteaux d’origine du Japon. 

En 1570, il est un des généraux d’Oda Nobunaga, et de son allié Ieyasu Tokugawa, et il mène des troupes à la bataille d’Anegawa face au clan Asai-Asakura. Oichi avait révélé plus tôt, l’intention de son mari de faire face à son frère. En 12 ans, il sera passé de chef de travaux à général, en passant de porteur à simple soldat. Il a la toute confiance d’Oda Nobunaga, et on le surnomme en privé « saru », le singe, du fait de son physique qu’on dit disgracieux. 

Résidence et terre. 

Suite à cette victoire et d’autres, sur les deux clans, il est fait daimyo par Nobunaga de trois provinces dans la province d’Ômi, autour du Lac Biwa. Il donne le nom de Nagahama à la ville de Kunimoto qu’il obtient et, de son habileté naturelle, il va faire fructifier ces terres en reprenant la fabrique d’arme du clan vaincu pour l’exploiter et la faire grandir de façon exponentielle. 

Après avoir satisfait ses devoirs, et tout en faisant fructifier ses terres, il participe à différentes batailles avant de se voir confier la difficile mission de prendre leur terre au puissant clan Mori à l’ouest et de s’emparer du château de Himeiji, aujourd’hui au patrimoine mondial de l’UNESCO

Vue du château de Himeiji.

La conquête est difficile et Toyotomi Hideyoshi attend des renforts, qui tardent à venir, avant de lancer l’assaut final. 

Acte III. La vengeance de Saru

En 1582, Oda Nobunaga , en pleine conquête et en pleine gloire, est trahit par Mitsuhide Akechi, un de ses généraux. Il meurt à l’honno-ji, qui est mise à feu, à Kyoto avec son fils, son serf Ranma, et une poignée de garde. Hideyoshi est toujours sur le front à l’ouest, face au clan Mori. Il se décide immédiatement à revenir vers Kyoto, en concluant une trève avec ses ennemis, afin de croiser la route de Mitsuhide. Il intercepte le message demandant au clan Mori de s’allier à lui et va à sa rencontre. Il le tue à la bataille de Yamazaki.   

Afin de négocier la trêve avec le clan Mori, Hideyoshi demande à ce dernier qu’un de ses généraux se suicide, 

Il devient alors « le maître de Kyoto » et se déclare shôgun. 

Tout au long de sa quête de prise du pouvoir central, le grand général Hideyoshi va s’accoquiner de la cour impériale. Ce qui le servira dans sa mission. En 1585, il deviendra grand rapporteur [kanpaku] et l’année suivante il atteint le sommet en étant nommé ministre des affaires suprêmes [daijo daijin]. Ainsi il pouvait parler au nom de l’empereur, et réclamait la paix aux autres seigneurs de guerre au nom de ce dernier. Toute acte de rébellion face à lui devint considérer comme acte de rébellion face à l’empereur. 

 

Acte IV. Shôgun et maître du Japon

Oda n’a pas de descendant suffisamment charismatique et puissant pour prendre sa relève. Parmi l’ensemble de ses généraux seul Shibata Katsuie, Maeda Toshiee, et Ieyasu Tokugawa, en dehors de Hideyoshi lui-même, peuvent prétendre à reprendre la tête des expéditions. 

Il se lance alors dans une campagne pour récupérer le pouvoir d’Oda dans le Japon et bat le plus récalcitrant de ses adversaires : Shibata Katsuie à la bataille de Shizugatake qui est accompagné de Maeda Toshiee, tous les deux loyaux au clan Oda, et désireux de voir le fils de ce dernier prendre le pouvoir. 

La bataille de Shizugatake voit une série d’attaque de forts controlés par Toyotomi Hideyoshi par une armée restait fidèle au descendant de Nobunaga et contrôlé par Shibata Katsuie. Avec 50.000 hommes, et ses 7 généraux qui se nommeront plus tard les les sept lances de Shizugatake « 賤ヶ岳の七本槍 Shizugatake no shichi-hon-yari » , Shibata Katsuie voit l’échec de sa reconquête lorsque ses troupes rentrent. Il préfère se faire seppuku. 

bataille de Shizugatake, estampes

Maeda Toshiee accepte finalement de suivre le commandement de Hideyoshi grâce à d’importantes concessions confirmant son rang élevé dans la hiérarchie de cet appendice de shogunat. 

Tokugawa Ieyasu

Le dernier des généraux encore capable de prendre le pouvoir va se montrer plus pragmatique que le clan Hojo, bien que le clan Tokugawa soit d’une puissance capable de faire pâlir l’armée de  Hideyoshi. Après de petites batailles, Ieyasu Tokugawa veut faire de Hidegutsu Oda le nouveau chef. Il se rallie finalement à Hideyoshi, malgré sa victoire à Nagakute, contre l’assurance de conserver ses territoires et aux termes de longues négociations. Pour concrétiser l’alliance, Ieyasu accepte d’épouser la soeur de Hideyoshi, malgré qu’elle soit déjà mariée. 

Le mariage d’alliance. Pour s’accorder avec Ieyasu, Hideyoshi suggéra le mariage de sa petite sœur avec ce dernier, Asahi no Kata qui était déjà mariée. Son mari, Saji Hyûga no Kami devant l’importance de cette alliance se suicida pour permettre cette union.

Après avoir pris le Shikoku, Hideyoshi s’attaque au Kyushu. Les récalcitrants du clan Shimazu, alors tout près de prendre eux-même la totalité du Kyushu, voient une armée de 80.000 hommes leur faire face. Il se rendent. La partie Ouest du Japon est unifiée.

Seul et dernier réfractaire, le clan Hojo, à l’Est, qui refuse de reconnaître Toyotomi Hideyoshi comme légitime shôgun, alors qu’ils sont eux-mêmes descendant des premiers shoguns de Kamakura.

Ralliant tous ses alliés du nord de Honshu, Hideyoshi va contraindre la famille au suicide lors du siège d’Odawara, où 200.000 hommes sont avec lui. Après le siège, les derniers clans puissants du nord de Honshu s’allie sous la bannière du clan Toyotomi. .

Le siège d’Odawara débute le 4 août 1590. Les Hôjô, parmi les derniers récalcitrants au pouvoir de Hideyoshi se barricadent avec leurs hommes dans le château du même nom après que les armées de Toyotomi ont pris leurs postes avancés. Le siège est célèbre du fait de l’impressionnante armée de 220.000 hommes qui encerclent le château, sur terre, comme sur mer ( les forces des Hôjô sont de 50.000 hommes). Il ne se déroule quasiment aucun combat. Décidé à patienter autant qui le faudra, femmes, mais aussi artiste, et marché sont les bienvenus dans le camp … Après 3 mois de siège, les Hôjô n’ayant plus les capacités de subvenir à leurs besoins, et du fait d’une brêche dans leur défense, sont forcés au seppuku. 

En 1590, Le Japon est entièrement unifié sous l’autorité de Hideyoshi, pour la première fois de son histoire, le pays est en « paix générale »

Acte V. Fin de vie, guerre de Corée, et héritage. 

Hideyoshi Toyotomi a réussit là où dans toute l’histoire du Japon nul ne l’a jamais fait. Il est le véritable héros unificateur du Japon, et d’une ascension sociale, tout simplement extraordinaire. La vérité c’est qu’il ne doit pas cette position à un concours de circonstance, mais à une véritable compétence. Général loyal d’Oda Nobunaga, il poursuit la conquête de ce dernier, de la même manière que ce dernier l’aurait poursuivi. De toute les batailles, il y risque sa vie à chaque fois, et tout ce qu’il lui a été donné par ses victoires, il les fait sans cesse fructifier. Si bien, que bien que paysan, les seules rivaux solides qui existent dans le Japon sont les haut dignitaires des vieilles familles guerrières. De nombreux guerriers dont il s’est accompagné tout au long de sa route sont également d’origine modeste, ils ont depuis obtenus des fiefs, et une réputation, mais ils doivent tout leur bienfaisance dans le monde éphèmère à ce même Hideyoshi. Ils lui sont loyaux. L’échelle de loyauté dont il peut témoigner dit long sur sa réelle capacité militaire, son intelligence malicieuse. Il a été annobli en 1586, de la noblesse de cour par l’empereur, il est le seul de l’histoire du Japon. 

1590 : fin des travaux du château d’Ôsaka. 

Maintenant qu’il est le maître en son pays, il va vouloir marcher plus loin, et plus fort. il rêve maintenant de conquérir la Chine. Il rêve alors d’agrandir le Japon, et de posséder le port de Ningbo, afin d’être au centre d’une hégémonie commerciale dont il est un fervent défenseur et de contrôler toute la zone. Pour cela, il demande aux maisons guerrières de réunir et de fournir des hommes à l’armée du shôgun qui marchera en Corée, au côté de ses généraux. En 1592, l’invasion de la Corée démarre.

Rêve de conquète, les deux guerres de Corée. 

Afin que cela soit possible, une guerre particulièrement barbare face à la Corée du sud, va avoir lieu, et la cours divisé de Choseon n’y pourra rien, bien qu’étant prévenue. 

[Plus de détails]

Après la trève, une seconde guerre aura lieu en 1598, à sa mort, les troupes rentrent au Japon, et ces vélléhités expansioniste vont être arrêté jusqu’à la restauration de l’empereur en 1868.

Héritier

En 1591, Hideyoshi perd son seul fils, n’ayant plus de descendant, Hideyori va adopter son neveu Hidetsugu afin qu’il devienne son héritier. Préparant sa suite il fait alors de son loyal neveu, qui a combattu à ses côtés de nombreuses fois, son héritier. Toyotomi Hidegutsu devient le grand rapporteur, ou kanpaku, à la place de  Hideyoshi qui devient taiko, le rapporteur retiré.

En 1593, de manière inattendue et tardive, il va finalement avoir un fils, d’une courtisane, Hideyori, Yodo dono. Hideyoshi veut faire de lui son unique héritier.

La déchéance de Hidetsugu Toyotomi.

Plus proche membre de la famille de Hideyoshi, Hidetsugu est le premier fils de sa grande soeur. 

Il est accusé de tentative de coup d’état par Hideyoshi en 1595, et est contraint au suicide sur le Mont Koya. Hideyoshi condamne à mort l’ensemble de sa famille, ses nombreuses concubines, et ses nombreux enfants. 39 femmes et enfants seront ainsi exécutés ce qui provoquent à l’époque un choc puissant dans l’ensemble du Japon. Cette exécution aura plus tard un poids déterminant dans la prise de pouvoir d’Ieyasu Tokugawa et sans sa victoire à Segihagara contre les forces loyalistes au clan Toyotomi. 

Seules deux de ses filles furent épargnées. 

Les grandes politiques.

A partir de 1585, il va interdire la possession des armes pour les non-guerriers, et créer un système de classe. Les samurai – les paysans – les artisans vont devenir les trois classes dans l’ordre d’importance du nouveau shogunat. Il sera interdit à une classe de devenir autre chose. Ainsi, le pays controle l’ensemble des moyens de rebellion, en évitant que des armées de paysan ou de moines peuvent faire de l’ombre au pouvoir central. 

Il va construire les grandes villes du pays selon son modèle, celui qu’il a pratiqué à Osaka, un château fort et une ville qui se construit autour, tout d’abord les résidences du seigneur qu’il alloue aux samurai, puis les domaines agricoles. Ainsi organisé autour de la domination d’un daimyo, les samurai vont assurer les fonctions gouvernementales en ce temps de paix nouveau. Puis les artisans et commerçants vont également profiter de la ville et de ses échanges pour prospérer. Kyoto, capitale devenu moribonde à la fin du moyen-âge va connaître un nouvel essor et pendant quelques décennies encore, avant l’avênement d’Edo et l’explosion d’Ôsaka, redevenir la capitale lumineuse qu’elle fût. 

A Ôsaka, justement, le grand projet d’Hideyoshi, après avoir construit son château sur les fondements de la secte Ikko, que Nobunaga avait eut tant de mal à vaincre, il souhaite que la ville naissent, compte tenu de sa position privilégiée pour assurer les échanges commerciaux avec le’extérieur.  C’est cette base qui va développer la cité de manière exponentielle tout au long du XVIIe siècle. Une cité ouverte, mais avec des fosses et des rivières qui séparent différents quartiers à l’intérieur de la ville. Un quartier des temples légèrement en extérieur, sous la domination des guerriers, et qui pouvait éventuellement servir de première ligne de défense en cas d’attaque. 

Il était désireux de faire venir l’empereur dans cette cité nouvelle, mais se ravisa finalement pour s’installer dans le château de Fushimi, à Momoyama, au sud de Kyoto. Son plan pour Ôsaka fonctionna cependant et la cité devint un des trois centres économiques du pays sous la période d’Edo. 

La réaffirmation de la Nature bouddhiste et shintoïste du Japon

En opposition à la légère montée du christianisme, dans le Kyushu, Hideyoshi va reprendre des discours expliquant que la Japon est une terre shinto-bouddhiste et il va interdire l’expansion du christianisme. Concrètement il y a de nombreuses raisons à cela. 

En marge, 

Il voit un développement évident du christianisme dans le Kyushu, qui mettent à mal l’autorité du seigneur local, il abolit l’esclavage au Japon, après avoir pris connaissance de la mise en esclavage de japonais qui se vendent aux européens ( les familles pauvres vendaient leurs enfants ou se vendaient eux-même pour échapper à la pauvreté et/ou voyager ), il lui a également été remonté que les catholiques portuguais propageait la religion avec zèle, et que c’était une crainte pour le Japon.  

En réalité, 

Toyotomi Hideyoshi a surtout mis des restrictions lorsqu’il a entendu que des japonais étaient mis en esclavage, son action la plus connues est la crucifixion de 26 catholiques, dit « les 26 martyrs de Nagasaki », mais il semblerait qu’il est principalement agi pour plaire aux moines japonais, car un de ses généraux chrétiens, presque zélé, n’a pas eu à revenir à une religion d’état. 

Gravure 1628, les 26 martyrs de Nagasaki.

Réécriture de son histoire personnelle

Après toutes ses victoires, et arrivé au sommet du pouvoir de son pays, Toyotomi Hideyoshi va se sentir élu pour la réalisation de cette mission. Il va réécrire son histoire personnelle et se désigner comme une émanation de la déesse Amaterasu. Enfant d’une mère fécondé par un rayon de soleil. 

Fils du soleil

Dans des correspondances  avec des souverains étrangers, Toyotomi Hideyoshi va affirmer, de son vivant, que sa mère a été fécondé par un rayon de soleil pour lui donner naissance. A sa mort il va devenir une déité du panthéon shintoïste comme une émanation de la déesse du soleil, Amaterasu. Des temples au travers du Japon lui seront dédié. 

Fin de vie. 

Après la mort de son fils adoptif Hidetsugu, et sentant sa fin approchée, Hideyoshi va créer le chemin du shogunat  pour son fils Hideyori en constituant un conseil des sages, représenté par les principales maisons seigneuriales qui ont été  dans la quête de réunification, dont Tokugawa Ieyasu, composé de 5 personnes. Et un autre conseil, composé des généraux loyaux à Hideyoshi. 

En 1598, Hideyoshi meurt au sommet de sa gloire. Aussitôt les guerriers restaient en Corée rentre au Japon, et le conseil se met en place sous la gouvernance du shogun Hideyori Toyotomi, alors âgé de 5 ans, le conseil régencielle va gouverner pendant 2 ans.

Hideyoshi avait de son vivant réussit militairement à gouverner le Japon. Nul ne remettait en doute son pouvoir, son intuition, sa ruse, ni même sa grande destinée, et ses généraux même issu de grandes maisons traditionnelles du Japon ancien avaient accepté ce pouvoir, de gré ou de force.  Mais Hideyori n’était pas son père. Le Japon se retrouvait donc à attendre qu’un garçon de 5 ans, de basse naissance, devienne shôgun.

2 ans de dialogues et de disputes pour régenter le Japon d’alors avant qu’un adversaire au pouvoir politique du clan Toyotomi affirme ses vues sur le pouvoir. Ieyasu Tokugawa souhaite devenir shôgun, et deux ans plus tard, à la bataille de Sekigahara, en 1600, faisant face aux loyalistes du clan Toyotomi, il obtiendra le rang par la force.  

Acte VI. Après sa mort. 

Après sa mort, le Toyokuni Jinja est construit. Il est reconnaissable par sa grande porte, que l’on dit venir du château de Fushimi. Les gens viennent prier l’esprit du grand seigneur de guerre, et fête dans le faste ses anniversaires de mort. En 1615, avec la chûte du château d’Osaka, le sanctuaire est fermé. Déifié, peu après sa mort, l’esprit de Toyotomi Hideyoshi est restauré par l’empereur Meiji qui réouvre le sanctuaire, le rénove, et l’aggrandit. Il est accessible aujourd’hui dans le quartier Higashiyama de Kyoto. 

La grande porte du sanctuaire est un trésor national

 

Evênement. 

En 1804, l’artiste Utamaro Kitagawa, expert du portrait de femme sera emprisonné pour avoir peint une série sur la vie matrimoniale dissolue de Toyotomi Hideyoshi, preuve de son importance capitale dans l’histoire moderne du Japon.

Hideyoshi et ses cinq concubines.

Note : Si vous avez des questions sur lui, comme j’ai beaucoup lu avant d’écrire cet article, n’hésitez pas en commentaire. 

 
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Un commentaire

  1. Dhaisne Jean-louis

    De bons et longs articles bien rédigés,interessants qui reflètent très bien l’Histoire du Japon.

     

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