Illustratrice japonaise installée à New York, son œuvre alliant l’héritage japonais à de multiples références contemporaines, est devenue une référence dans le monde de l’illustration, récompensé par le Hamilton King Award en 2018, l’une des distinctions les plus prestigieuses dans le domaine de l’illustration. Elle est intronisée au Hall of Fame de la Society of Illustrators en 2024.

Grande admiratrice de manga, elle rêvait dès son plus jeune âge de devenir mangaka. Pourtant, Yuko Shimizu n’est devenue illustratrice à plein temps que tardivement. Poussés par des parents qui souhaitait qu’elle poursuive une carrière plus « sérieuse » après son diplôme obtenu à l’université de Waseda, elle travaille pendant 11 ans dans une grande entreprise japonaise.
Née à Tokyo, en 1965, elle passe ses 4 années de collège à New York, suite à une mutation de son père, où elle fréquente une école américaine. Pour cette raison, et son intégration aux États-Unis, elle connaît des difficultés à son retour au Japon, en cause la « marginalité », de ses pensées et de ses opinions qui différaient de celles de ses camarades.
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« Je suis revenue et je pense que j’avais déjà des opinions bien arrêtées dès mon plus jeune âge ; c’était ma personnalité naturelle, mais cela s’était amplifié », explique-t-elle. « Je ne me sentais pas non plus très américaine. J’ai toujours eu l’impression de ne pas trouver ma place dans mon école. Je n’y suis restée que quatre ans et je pensais différemment. Même en cours d’arts plastiques, j’utilisais les couleurs différemment, mais ce qui est bien à New York, c’est qu’on se dit : “Oui, elle est différente, mais c’est pas grave.” De retour au Japon, c’était différent et donc, pendant les 18 années que j’ai passées au Japon, je n’ai cessé de penser à une façon de retourner à New York. »

Souvent qualifiée de « surréaliste et sexy » ; son œuvre fusionne l’esthétique des estampes japonaises sur bois avec l’énergie graphique des bandes dessinées et des romans graphiques. L’artiste utilise principalement des techniques traditionnelles, principalement de l’encre et des pinceaux qu’elle se procure au Japon, pour créer les bases complexes et dessinées à la main ses œuvres.

Les illustrations de Shimizu ont été publiées dans *The New Yorker*, *The New York Times*, *Rolling Stone* et *TIME*. Elle a également collaboré avec des marques mondiales telles qu’Apple, Nike, Microsoft et Pepsi, et est notamment connue pour avoir réalisé plus de 70 couvertures de la série de DC Comics « The Unwritten ».
Vous pouvez retrouver l’artiste sur son propre site : http://yukoart.com.




