Aomori

La préfecture d’Aomori se situe à l’extrême Nord de Honshu. Habitée depuis le néolithique, elle a longtemps constitué l’extrême nord du Japon, avant qu’Ezo, désormais Hokkaido, ne soit pleinement intégré. Grâce à cette position historique, et à la rudesse de ses hivers, elle reste jusqu’à nos jours une terre préservée. 

Pour voyager dans le Tôhoku, utilisez le JRPASS régional

Villes principales de la préfecture d’Aomori

Aomori [青森市]
282 000 habitants
Vue sur la baie d’Aomori

La ville est située face au détroit du Tsugaru qui sépare l’île de Honshû à l’île de Hokkaido. Elle est connue comme un repère des technologies de pointe et des secteurs de construction aérospatiale & ferroviaire. La région est habitée depuis longtemps, on trouve au sud-ouest de la ville les ruines de Sannai Maruyama, site archéologique de la période Jômon. Historiquement, la ville est un village de pêcheur nommé Utô, son port est agrandi à partir de 1611. On y retrouve le Nebuta Matsuri, du 2 au 7 août, et les monts Hakkoda tout proche, où l’on peut skier, il y a également des onsens. La ville ne se développe que tardivement, car sous Edo, le seigneur du clan Tsugaru vit à Hirosaki.

Mémorial et musée d’art Munakata Shiko, consacré au maître moderne de l’estampe Shiko Munakata.
Musée Nebuta-no-Sato qui présente des chars du Nebuta festival et des visites guidées.
Nebuta festival du 2 au 7 août. 

[divider]

Hirosaki [弘前市]
171 000 habitants

Ville aux trois symboles, son château, le cerisier et la pomme, Hirosaki est la ville historique de la préfecture d’Aomori. Le Mont Iwaki, tout proche, contribue également à son esthétisme.

Durant la période Heian, la ville qui se nomme Takaoka est sous la domination du clan Ōshū Fujiwara, un clan dérivé de la puissante famille qui contrôlait alors la capitale et qui s’était mis dans l’idée de conquérir le Nord du Japon. Elle le restera jusqu’à Kamakura, et la prise du pouvoir par le Shôgun, Minamoto no Yoritomo, qui donnera la région au clan Nambu. Après les batailles d’Odawara, et celle de Sekigahara, le clan Tsugaru, allié des Tokugawa, et ancien vassal du clan Nambu, prend le contrôle de la région. En 1611, Tsugaru Nobuhira, 2e daimyo du domaine de Hirosaki construit le château, avec l’accord des Tokugawa, fait remarquable, car les Tokugawa interdisaient aux seigneurs de construire des châteaux pour éviter des rébellions.

Bien que peu impressionnant, le château n’est que le centre d’un ensemble qui confère une atmosphère rare à Hirosaki, surtout dans le Nord. Le vieux quartier est préservé, et les 5000 cerisiers que compte la ville ne laissent personne de marbre lors de la fête des cerisiers ( 23 avril- 5 mai) rendant la ville inaccessible.

La ville se laisse explorer et son quartier historique préservé où vivaient les missionnaires au XIXe siècle dans des maisons de style occidental, et le Zenrin Gai, quartier des temples zen

Parc de Hirosaki
Kamenokomon – porte principale au Nord du parc de Hirosaki donne sur un quartier de samurai préservé.
Kankokan – le centre d’information expose des laques contemporaines et traditionnelles.
Choson-ji – temple familliale des Tsugaru, 22 temples mènent au temple principal.

[divider]

Hachinohe [八戸市]
226 541 habitants

Bordant l’Océan Pacifique, la ville se trouve au sud-est de la préfecture. Elle est traversée par les fleuves Oirase et Mabechi. Développée sous Edo autour de son château, la ville devient officiellement un bourg en 1889. 2e port de pêche de la côte est de Honshû, le séisme et le tsunami de 2011 l’ont sévèrement touché.

[divider]

[divider]

Parmi les 100 vues du Japon, une liste des plus beaux lieux du Japon mise en vote par le Yomiuri Shinbun, la préfecture d’Aomori en compte quatre. 

Nebuta festival d’Aomori (青森ねぶた祭り)  
Le Nebuta festival d’Aomori qui se déroule chaque année pendant l’été. Désigné “bien culturel immatériel intangible” par le gouvernement japonais dès les années 80, il jouit d’une réputation nationale, et désormais international. 

Du 2 au 7 août des chars traversent la ville. Ils le font de nuit du 2 au 6 août et la journée du 7. Les deux premières nuits, les petits chars sont impliqués, souvent financé par une petite organisation ou entreprise locale, tandis que les grand Nebuta sont rarement présents. Ils apparraissent à partir de la nuit du 4 août.  

 

le château de Hirosaki [弘前城]
Le château de Hirosaki [弘前城] fait parti de l’étroite liste de château du Japon à disposer de son donjon original. Il est célèbre dans tout le Japon pour la beauté de ses jardins à la période du Hanami. 

Le jardin du château, couvert de 2600 arbres, voit près d’un million de personnes s’y balader durant la période de la floraison des cerisiers. Contrairement à ce qu’indiquerait la photo principale, le domaine du château est étendu, et il comporte surtout de nombreux éléments classés monument historique par le gouvernement japonais dans l’ensemble de ses armatures intactes : 3 Yagura sont d’époque [Ninomaru Tatsumi Yagura, Ninomaru Hitsujisaru Yagura, Ninomaru Ushitora Yagura] ainsi que 5 portes. Un miracle dans un pays où les constructions, le plus souvent de bois, partaient dans des incendies. 

 

Lac Towada, et la rivière Oirase [十和田湖・奥入瀬川]

Le Lac Towada et la rivière Oirase, qui s’y jette, sont plébiscités parmi les 100 vues du Japon. A cheval avec la préfecture d’Akita. Le lac Towada est considéré comme un des plus beaux du Japon. 

Vue sur le lac Towada

La rivière Oirase qui se jette dans le lac propose un méandre de 14 kilomètres entre les arbres qui peuplent cette région du Japon : hêtres, érable, chênes et marronniers. Bien qu’une route la borde, s’y promener semble être un point d’apogée pour le voyageur au Japon.

les monts Shirakami [白神山地]

Classés au patrimoine mondial de l’UNESCO pour leur hêtraie, ils se trouvent sur la péninsule de Tsugaru. Considérés comme de basse qualité, pour leur bois, les hêtres ont été remplacés partout au Japon par des cèdres. Ils doivent leur préservation au fait que la péninsule de Tsugaru soit reculée.  

Lieu d’intérêt touristique dans la préfecture d’Aomori

Sannai Maruyama Iseki

Ce sont des villages datant de la période Jômon, de plus de 5000 ans d’âge, donc, qui ont été reconstitués. Le site d’Iseki est le plus fameux, il en existe un autre à proximité de Hachinohe, Korekawa.


 

Hotoke-ga-ura et le mont “de l’effroi” Osore
Dans la péninsule de Shimokita se trouvent d’étranges falaises dites “Hotoke-ga-ura”, c’est ici également que se trouve le terrifiant mont Osore, un volcan actif qu’on disait traditionnellement le lieu de passage entre la vie et la mort. 

 
 
Iwaki-san
Bien que trônant à “seulement” 1625m de haut, le volcan Iwaki est le pendant du mont Fuji pour la préfecture. Il se grimpe en 4 heures et offre un panorama sur les monts Shirakami, et sur la mer d’exception. 

 

Spécificité culturelle de la préfecture d’Aomori

Nebuta [ねぶた]

L’origine de ces lanternes géantes est peu fiable mais selon la légende il pourrait s’agir d’un hommage à Sakanoue no Tamuramaro qui, au IXe siècle conduisit les troupes impériales dans le grand nord afin de combattre les tribus locales. A la nuit venue, il plaça d’énormes lanternes autour des collines afin de capturer les curieux. 

Quelques spécialités culinaires de la préfecture d’Aomori

Kenoshiru
Une sorte de soupe Miso qui se mange l’hiver, et qui est très populaire pendant la période du jour de l’an à Aomori. La soupe végétarienne mélange différents ingrédients coupés en petit cube, des carottes, des daikon (radis japonais), du tofu frit, de la bardane et d’autres plantes comestibles. 
Hachinohe Senbei-Jiru
Le principal ingrédient de cette soupe est un pain de riz craquant appelé Nanbu senbei, du nom du clan qui régnait sur la région. Après avoir mélangé du poisson, de la viande, des légumes frais et des champignons dans un bouillon on ajoute les nanbu senbei qui s’imprègnent du bouillon. 
Kaiyaki-Miso
Une coquille Saint Jacques marinée dans du miso, et ajusté, en touche finale, avec de l’œuf grillé. Particulièrement populaire à Tsugaru.
Igamenchi
Spécialité de la ville de Hirosaki, il s’agit de tentacules de poulpes grillés avec un mélange de légumes frais. 
Kyodai tarte aux pommes
Aomori est la préfecture de la pomme au Japon dont les variétés Fuji et Mutsu sont les plus populaires, il est donc possible de trouver des concours de réalisation de tarte aux pommes géantes ( Kyodai signifiant “géant” en japonais) 
Towada Barayaki
Originaire de la ville de Misawa, c’est un plat simple à base de côtes de bœuf (de nos jours, on utilise parfois du porc) et d’oignons comprenant des ingrédients d’enrobage tels que du gingembre râpé, de la sauce soja, du sucre et de la pomme râpée que l’on peut trouver dans les marchés. 
Jappa-Jiru
Un nabe à base de morue fait à partir des éléments autres que le filet. Il nécessite la tête, les arêtes, les viscères et la peau. le tout est évidemment haché puis mijoté dans une soupe miso avec des légumes frais comme le daikon, le chou chinois, le konjac, le tofu, l’oignon vert et des carottes.

Pour voyager dans le Tôhoku, utilisez le JRPASS régional

Cet article vous a plu ? 

 

0 / 6 6