Hokkaidō

 
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Hokkaidô [北海道] est l’île de la Nature, la plus septentrionale du Japon et un lieu de destination privilégié pour les Japonais entre mai et septembre car elle est dépourvue de l’été chaud et humide que l’on retrouve sur Honshu. Les hivers, en revanche, y sont très rudes, les températures y sont très basses, et les chutes de neige extrêmement fréquentes et abondantes.

 

83,423.84 km2
5,281,297 habitants

Pour voyager à Hokkaido, utilisez le JRPASS régional

Hokkaidô fut colonisé très tard par les Japonais. Un peuple autochtone, les ainous, y vivait depuis des temps immémoriaux, et ils avaient été rejoints par les ainous chassés de Honshu plus tôt dans l’histoire. Ils résistèrent à l’assimilation désirée par les Japonais et entre 1669 et 1672 eut lieu la rébellion de Shakushain où les représentants de l’ethnie furent vaincus par les japonais.

Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que de véritables efforts furent mis en place pour développer l’île par le gouvernement central, et pour cause : les Russes commençaient à avoir des velléités sur cette dernière. Alors que le clan Kakizaki était bien installé dans le sud, le reste de l’île était quasiment inconnu et Hokkaïdo, alors encore Ezo, ne finit d’être cartographié qu’en 1816.

Au XIXe siècle, et à partir de Meiji, de grandes politiques d’immigration vont être mises en place, et des politiques agricoles vont mener les fermiers de Honshu à s’y installer. Les collines de Biei sont un exemple vivant de cette politique agricole.

Les villes de Hokkaidô

Sapporo [札幌市]
1 961 519 habitants

5e ville du Japon, elle est la capitale de la préfecture de Hokkaido, elle très visité en février pour son festival des glaces qui se déroulent au parc Ōdōri, le musée d’art moderne de la ville est consacré à des artistes originaires de Hokkaido, parmi eux, Eien Iwahashi, Kinjiro Kida, Nissho Kanda, Tamako Kataoka.

Capitale de région, éloignée des principaux pôles du Japon qu’est le Kanto (Tokyo) et le Kansai (Kyoto-Osaka-Kobe), elle peut être considérée comme une grande ville à part entière et dispose donc tel une capitale de tous les besoins, de l’amusement au business en passant par les restaurants nécessaires à une vie bien remplie. Nous avons de très bons retours de la vie à Sapporo de la part de ceux qui y ont vécu en tant qu’expatrié et ce malgré la rudesse de l’hiver.

le festival des neiges ou Yuki Matsuri à Sapporo est très réputé. Il se déroule dans le parc Odori et le parc Makomanai et les nombreuses sculptures de glace, véritables chefs-d’œuvre éphémères, attirent près de 2 millions de visiteurs chaque année. Les œuvres sont sculptées la semaine précédent le festival et leur réalisation vaut le coup d’œil.

Illumination blanche” de Sapporo de mi-novembre à mi-février voit le parc Odori et Ekimae-dori être recouvert de guirlande de lumières blanches éclairant la nuit d’une clarté magique. 
Le “Sapporo beer garden” est une brasserie-musée au sud de la gare qui vous permettra de profiter de la fameuse bière de Sapporo. 
Le parc Odori est le parc incontournable de la ville. 
La Tokei-dai, horloge en bois historique.
Susukino est le quartier de la nuit et de la fête, ses allées de bars et de restaurants sont très réputées, on y mange du crabe, l’île entière est connue pour sa consommation, et la spécialité locale : le Genghis Khan, qui est un plat à base de mouton et de légumes grillés dans une casserole de fonte.

 

Hakodate [函館市]
256 873 habitants

La ville de Hakodate a longtemps le seul point d’entrée des marchandises de l’île de Hokkaido. Elle est célèbre au Japon pour sa location particulière sur un bras de terre et sa vue nocturne est plébiscitée parmi les “cent vues du Japon”.

Le fort en étoile de Hakodate est un lieu historique du Japon, c’est ici que s’étaient repliés les derniers loyalistes au régime de Tokugawa, avant le début de l’ère Meiji, et le retour de l’empereur au pouvoir. Ils étaient, d’ailleurs, épaulés par des Français. C’est ici que Hijikata Toshizo aurait prononcé sa phrase devenue célèbre :”Je ne vais pas me battre pour gagner. Avec le gouvernement de Tokugawa au seuil de sa fin, il serait un déshonneur si nul homme ne désirait tomber avec lui. C’est pourquoi je dois y aller. Je livrerai la meilleure bataille de ma vie et mourrai pour le pays.

La vue nocturne depuis le mont Hakodate est une des “cents vues du Japon”
Hakodate est connu pour son architecture moderne comme un des premiers ports commerciaux à traiter avec l’occident. Une balade à Hakodate se fait depuis le paisible quartier de Motomachi au pied de la colline et ses immeubles l’Old Public Hall et l’église orthodoxe Russe
Le parc Goryokaku, est un lieu réputé durant le Hanami, avec ses 1500 cerisiers, il offre une balade inoubliable.
Le fort de Goryokaku fut construit en 1865 pour prévenir d’une attaque des armées Russes. Il fut pris par les forces loyalistes fidèles au gouvernement Tokugawa en 1869. La victoire de l’empereur y scellera la fin du Bakufu et le début de l’ère Meiji, une période d’ouverture et d’industrialisation pour le Japon. 
L’onsen de Yunokawa, à 15 minutes du centre-ville est réputé.
Otaru
133 232 habitants
A seulement trente kilomètres au Sud de Sapporo, elle paraîtrait presque la banlieue de la ville. Cependant, ce port de pêche conserve les vestiges de son économie. 
Wakkanai
38 858 habitants

Fondé le 1er avril 1949, est la ville la plus septentrionale du Japon. Elle se trouve à seulement 43km de l’île Russe de Sakhaline, qui fût Japonaise dans le passé.

 

 

La région des parcs nationaux avec six parcs nationaux et un parc quasi-national, Hokkaido se revendique forcément comme une île qui fait corps avec la Nature. 

Parc national de Shikotsu-Toya
Il est le plus accessible depuis Sapporo puisqu’il débute au sud de la ville.

Le parc national de Shikotsu-Tōya (支笏洞爺国立公園) tire son nom de deux lacs situés dans les caldeiras d’anciens volcans : le lac Shikotsu et le lac Tōya. Le parc abrite quelques onsen. Il est de loin le parc national le plus accessible de l’île de Hokkaido et dispose donc de nombreux sentiers balisés bien qu’il faille être en bonne condition physique pour arpenter ses sentiers.

Parc National de Daisetsuzan
Son nom signifie « grandes montagnes enneigées », allusion aux cinq montagnes qui dépassent 2 000 mètres dans le parc. Sa superficie est de 2 267,64 km2.

On trouve dans le parc plusieurs petites chaînes de volcans en activité :
le groupe volcanique Daisetsuzan — dans la partie nord du parc, il inclut le mont Asahi ;
le groupe volcanique Tokachi — au sud-ouest du parc, du nom du mont Tokachi ;
le groupe Shikaribetsu — dans la partie est du parc.
Ces groupes de volcans se tiennent autour d’un plateau central dominé par le mont Tomuraushi.
Le parc est célèbre pour sa flore et sa faune sauvage qui abrite beaucoup d’espèces rares, dont la plupart des derniers ours bruns de l’archipel.
Parc national de Rishiri-Rebun-Sarobetsu
Le parc national de Rishiri-Rebun-Sarobetsu (利尻礼文サロベツ国立公園) est un parc national formé des deux îles Rishiri et Rebun et, sur l’île de Hokkaidō, des côtes de Wakkanai et Wakkasakanai et de la plaine de Sarobetsu.

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Le parc couvre une surface de 348,25 km2. Son point culminant est le mont Reshiri.

Parc national d’Akan
Le parc national d’Akan est situé au Japon, dans la région d’Akan, une région volcanique parsemée de cratères et couverte de forêts. Il comprend des lacs aux eaux cristallines, parmi lesquels le lac Kussharo, le lac Mashū, dont les eaux sont transparentes jusqu’à une profondeur de 35 m, et le lac Akan, célèbre pour une variété d’algues globulaires d’un diamètre allant de 3 à 15 cm, qui remontent à la surface le jour seulement.

D’une superficie de 904,81 km2, le parc national d’Akan est entouré de pics, comme le Meakan-dake (1 500 m) et l’Oakan-dake (1 370 m), dont les pentes sont couvertes de forêts de pins.
Parc National de Shiretoko
Le Parc national de Shiretoko (知床国立公園) couvre la majorité de la péninsule de Shiretoko (voir ci-après). Le parc a été fondé le 1er juin 1964 et couvre une surface terrestre de 386,33 km2.

Ici les chûtes de Kamuiwakka.

Une partie du parc national de Shiretoko constitue la partie principale (34 000 ha) du site de Shiretoko inscrit en 2005 au patrimoine mondial de l’Unesco.

Parc quasi-national d’Onuma
Le parc quasi national d’Ōnuma (大沼国定公園) est situé dans la péninsule d’Oshima, la partie Sud-Est de l’île de Hokkaidō au Japon. Créé le 1er juillet 1958, il s’étend sur 90,83 km2.

Le mont Koma-ga-take et le lac Ōnuma.

Pour information : les parcs quasi-nationaux sont gérés au niveau de la région, les parcs nationaux au niveau de l’état.

Parmi les 100 vues du Japon, une liste des plus beaux lieux du Japon mise en vote par le Yomiuri Shinbun, Hokkaidô en compte un certain nombre.

 

Parc national de Kushiro-Shitsugen (釧路湿原) 

La plus vaste zone humide du pays est devenue parc national en 1987, dans le territoire grues japonaises, les dégradés de couleur, les chants des rivières et celui des oiseaux happe le visiteur. La grue japonaise immortalisée par le grand maître estampe Hiroshige était présente dans l’ensemble du Japon jusqu’à l’ère Meiji. Sous Edo, sa chasse était contrôlée et sa viande, uniquement réservée aux grands seigneurs. Devenue permise par tous, l’espèce a quasiment été décimée dans les premières décennies du début du siècle. Elles sont désormais plus de 2000 à vivre dans les marais de Kushiro offrant un spectacle mélodieux aux visiteurs de l’Ouest de Hokkaido grâce à des fermiers locaux qui ont décidé de nourrir les quelques rescapés qui étaient venus se poser dans le marais l’hiver. Ils sont devenus sédentaires.

Ce grand oiseau pouvant mesurer 1m40 de haut, et jusqu’à 2.20 mètres d’envergure, offre un spectacle grandiose.

 

La banquise d’Okhotsk (流氷)

Paysage unique et irréel, d’arctique, la banquise qui dérive s’ouvre dans un décor de bleu et de blanc.

 

La péninsule de Shiretoko (知床)

Au bout du Japon, à proximité des îles Kouriles si contestées, se trouve la péninsule de Shiretoko. Difficile à atteindre, ce paradis sauvage, construit autour de ses 5 lacs, est le paradis de l’Ours Brun et de la vie sauvage. 

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2005, ses banquises toutes proches, comme ses sources d’eau chaude, observés depuis son point culminant, le mont Rausu (1660m), « là où la terre se termine », de l’Ainou « sir-etok », ce paradis sauvage, qui se parcoure sur des passerelles sécurisées, aménagées pour l’occasion, où les cerfs Sika se promènent et où l’Ours Brun est autant apprécié que craint.        

 

Zoo d’Asahiyama (旭山動物園)  

Là où la marche des manchots Royaux s’organise deux fois par jour durant l’hiver, Le Zoo de la ville d’Asahikaya, propose des points de vue immersifs à ses visiteurs, ce qui l’a rendu populaire, et qui a été l’objet du film « Des pingouins dans le ciel » en 2009, rendant célèbre son tube immersif où les pingouins nagent presque librement au-dessus des visiteurs.

 

Collines de Biei (美瑛の丘)

Situé à mi-chemin entre Asahikawa et Furano, les collines de Biei furent longtemps un lieu isolé d’une île elle-même isolé, jusqu’à ce que les autorités japonaises conscientes du besoin d’occupation de nouvelles terres propres au XIXe siècle y installèrent les premiers fermiers selon les modes agricoles Européens. Point de rizière, mais les étendues florales du parc Shikisai-no-oka sont devenues un lieu à absolument visiter où de fin avril à fin octobre, les différentes espèces de fleurs fleurissent et offrent des panoramas de couleurs rares aux très nombreux touristes, principalement locaux et d’Asie, venus s’y prendre en photo. Sur 15 hectares, les variations de couleurs sont intenses, et en juillet, les lavandes qui ont été rapportées 50 ans plus tôt agissent comme un point d’orgue de l’ultime moment à capturer.

Puis, la balade mène vers les arbres célèbres et solitaires de cette même colline, où le stariser peuplier de Ken et Mary se laisse chercher, jusqu’à l’étang bleu [aoi dake], fruit des systèmes de préservation de la ville en retenant les boues volcaniques, et où les Mélèzes et les bouleaux ont été piégés en fond d’écran du MAC OS X en 2012.

 

Vue nocturne de Hakodate (函館の夜景)

Une des trois plus belles vues nocturnes du Japon, depuis le mont Hakodate qui partage le nom de la ville, il est possible d’admirer la ville en lumière sa position centrale d’un bras fin où la mer apparaît des deux côtés.

Le mont Hakodate, 330m, peut se monter à pied ou en téléphérique.      

 

 

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