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"Je veux vivre au Japon !" – Ces français qui ont quitté la France pour le pays du soleil levant !

Une envie de changer d’air ? De vivre une aventure exceptionnelle ? Ou simplement envie de voir d’autres horizons ? Ils sont maintenant plus de 7 000 français à s’être expatriés au Japon que ce soit pour y vivre ou juste y étudier. Mais comment ont-ils fait ? Quelles sont les procédures administratives à suivre ? Quels problèmes ont-ils rencontré ? Cet article va retracer le parcours de quelques uns d’entre eux et peut être vous éclairez, vous qui voulez peut être également aller vous installer sur cet archipel qui fait rêver et fascine de plus en plus de monde !

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 .

Alexandre, 22 ans

Je suis parti avec l’association AFS Vivre Sans Frontière (Website : www.afs-fr.org) lorsque j’étais au lycée. Je l’ai connu grâce à une connaissance de mes parents qui est régulièrement parent d’accueil de jeunes étrangers. Le principe est simple : pendant une période déterminée (généralement 1 an), l’étudiant étranger se met dans la peau d’un japonais. J’étais donc scolarisé dans un lycée japonais et je participais aux mêmes cours d’eux. Aujourd’hui, je suis retourné au Japon par mes propres moyens afin d’y trouver un travail en CDI. Pour cela, j’ai un visa longue durée.

Ushiku Daibutsu, Ushiku, Ibaraki-Ken, Japan
Ushiku Daibutsu, Ushiku, Ibaraki-Ken, Japan

Si j’ai choisis le Japon, c’était par envie de découvrir une culture totalement différente de la culture française. S’immiscer dans un pays où tout est différent (langue, culture, façon de vivre) est une excellente façon de se forger une vision plus large du monde qui nous entoure. Je n’avais pas de lien particulier avec le pays avant mon départ ; je pratiquais déjà l’Aïkido depuis 5 ans et l’atmosphère de ce sport était exigeante et relaxante à la fois. C’est ce qui m’a certainement donné envie d’en savoir plus sur le Japon. Quand j’y suis aller pour la première fois, je ne savais dire que bonjour et merci !

Avec AFS, j’étais dans une famille d’accueille pendant 1 an à Tokyo. Une fois les repères pris, il n’y a pas eu de problèmes particuliers. Aujourd’hui, je suis toujours à Tokyo mais dans une share house (sorte de résidence où toutes les pièces sont communes mis à part les chambres). Les démarches sont longues et fastidieuses lorsque l’on ne parle pas japonais. Il faut s’inscrire comme résident étranger pour avoir sa carte de résident étranger dans un premier temps, puis s’inscrire dans sa ville (ou son district dans le cas des grandes villes) de résidence. Il est également recommandé de s’inscrire à l’assurance nationale si l’on n’a pas souscris à une assurance en France. La plupart des documents sont en japonais ou dans un anglais approximatif donc une certaine connaissance de la langue est recommandée.

Ses galères

Il y a 6 ans, ma plus grosse galère fut de me faire des amis sans parler japonais. Mais les Japonais sont prêts à aider un étranger qui montre de la volonté d’apprendre sa langue ! Aujourd’hui, la plus grosse galère fut d’ouvrir un compte en banque au Japon…

Meilleurs souvenirs

AFS organise un camp d’été avec les étudiants étrangers et des Japonais. Ce camp n’a duré que 3 ou 4 jours mais ce furent les meilleurs de l’année. C’est également lors de ce camp de vacances que j’ai rencontré mes amis parmi les plus proches.

Ce qu’il a préféré

Tokyo est une ville où on n’a pas le temps de s’ennuyer. Il y a tout le temps quelque chose à faire. Nonobstant, se balader en campagne est également très revigorant et permet de se relaxer loin de l’excitation quotidienne de la capitale. Je recommande grandement une visite de Kyoto. Ça met une belle claque. Hokkaido est également un bel havre de paix si on aime la neige et les onsen !

Marine, 22 ans

Je suis actuellement en diplôme universitaire de FLE (Français Langue Etrangère), qui dure un an, en vue d’intégrer un master de FLE. Je suis également titulaire d’une licence LEA (Langues Etrangères Appliquées) Anglais-Japonais. Je suis passionnée de culture Japonaise depuis toute petite. D’abord les jeux vidéo et Pokémon à la télé, puis les mangas et les animés au collège, puis à partir du lycée j’ai commencé à regarder des séries Japonaises et écouter de la musique (Visual-kei, puis JPOP-JRock etc.). Plus je touchais à des nouveaux médias, plus ça m’intéressait. Puis je me suis mise au défi d’apprendre les 2 syllabaires toute seule (hiragana et katakana), et j’ai continué à apprendre du vocabulaire via les dramas et la musique, tout en me documentant beaucoup sur le Japon par moi-même à travers des blogs, des sites, des documentaires. (Anecdote inutile du jour : si j’ai eu mon bac d’Histoire-géo, c’est parce que je suis tombée sur le Japon en géo !). Comme j’ai commencé à étudier le Japonais en majeure à la fac, j’avais deux ans d’expérience avant d’aller au Japon. J’y suis allée en échange universitaire (organisé par ma fac), lors de ma 3ème année de LEA. On va dire que j’avais des bases solides et que je pouvais parler, mais cela restait assez sommaire, et ma compréhension orale était vraiment médiocre.

Tsûtenkaku Tower, Osaka-shi
Tsûtenkaku Tower, Osaka-shi

Comme j’y allais en tant qu’étudiante, il me fallait un VISA étudiant. J’ai d’abord envoyé mon dossier d’inscription à la fac partenaire dans laquelle j’allais étudier, puis ce sont eux qui m’ont envoyé les documents nécessaires pour réclamer mon VISA au consulat du Japon (le Certificat d’Eligibilité entre autres). Une fois sur place, il m’a fallu m’inscrire à la mairie avec mon « alien card » (carte de résident qui est fournie à la douane ou par le consulat, je ne me souviens pas), car en tant que résidente de plus de trois mois je me devais d’être dans leurs registres. Après je crois que niveau formalités c’était à peu près tout.

Son installation

Le premier jour fut difficile car je suis arrivée sans téléphone ni ordinateur (le mien m’avait lâché avant de partir). Je vivais en résidence internationale gérée par ma fac et j’ai été très bien accueillie. Le manager ne m’a parlé qu’en japonais ce qui m’a un peu impressionnée au début, mais il a été gentil et m’a même prêté son ordinateur portable le temps que j’en achète un. J’ai rencontré mes voisins, je me suis fait beaucoup d’amis au cours de mon année. Et je vivais à Tama-shi, une « ville » de Tokyo, à 45 min de Shinjuku pour vous donner une idée.

Ses galères

Comme j’avais un compte en banque français avec option internationale (permettant retraits/paiements par carte illimités sans frais d’agence), j’ai complètement oublié de changer un peu d’argent pour venir et comme je ne savais pas que ma carte bleue ne marchait que dans les combinis Seven Eleven et la Poste, je suis arrivée avec 1000 yens… Autant vous dire que c’était la panique le 1er jour, je n’avais même pas de quoi prendre le train alors que je pensais retirer de l’argent à l’aéroport… Puis ensuite j’ai voulu m’acheter un téléphone mais le vendeur ne parlait pas du tout anglais et mon japonais n’était pas assez bon, alors j’ai renoncé. Le plus dur fut donc de réussir à faire mes premières sorties et rencontres avec des amis sans aucun moyen de communication. La première semaine fut difficile mais je me suis rapidement adaptée, grâce à mon entourage.

Meilleurs souvenirs

Il y en a des tas ! J’ai eu la chance de voyager dans beaucoup d’endroits durant mon année universitaire (Kyoto, Osaka, Nara, Okinawa, la région du Tohoku, Hiroshima, Miyajima et leurs alentours, Takamatsu sur l’île de Shikoku, Atami, Kamakura, Enoshima, Yokohama … etc.) et j’en garde des souvenirs exceptionnels. J’ai visité des endroits que je n’aurais pas pu visiter sans l’aide de mes amis Japonais. J’ai aussi eu un copain Japonais qui m’a permis de faire la majorité de ces voyages et c’était une expérience enrichissante que le couple international. Je me suis fait beaucoup d’amis, Japonais comme d’autres nationalités, j’ai étudié dans une fac de haut niveau et très accueillante, j’ai adoré mes profs. En enseignant le français aux Japonais, j’ai également rencontré ceux qui sont aujourd’hui ma famille d’accueil Japonaise. Je suis plus que reconnaissante pour cette année magique.

Ce qu’elle a préféré

En ville, j’ai vraiment adoré Kyoto, Atami, Osaka et Matsushima (Tohoku). J’ai aimé la plupart des endroits où je suis allée mais bon. Yokohama (près de Tokyo) est un gros coup de cœur, ainsi qu’Enoshima qui est une magnifique île non loin de Tokyo. En événements, je suis une inconditionnelle fan du Hanami, car j’adore voir les cerisiers en fleurs. J’ai bien aimé aussi le festival scolaire de ma fac, et les différents matsuri (festivals) auxquels j’ai pu assister. Le Japon apporte une grande importance aux traditions tout en y intégrant une touche de modernité, et c’est que ce j’apprécie. Il y a toujours quelque chose à faire. De façon plus banale, j’aime aussi aller au karaoké.

Irène, 26 ans

J’ai été étudier la langue japonaise dans une école là-bas. J’ai découvert l’école via des amis et je me suis inscrite sur internet ! J’ai toujours aimé la culture japonaise , ce mélange de modernité et ancienneté. Et la personnalité des japonais, j’ai toujours aimé cela, c’est pour cela que j’ai tenté l’expérience !Je ne parlais pas vraiment japonais quand j’y suis allée, juste quelques mots appris des mangas ou des animés.

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Cours de cérémonie du thé.

Pour partir, j’ai pris un permis d’études pour 1 an renouvelable.

Je vivais à Yokohama. Mno installation s’est très bien passée. J’étais dans le dortoir à la résidence de l’école et il y avait du personnel étranger parlant aussi japonais. Donc ca aidait beaucoup dans les premiers temps.

J’ai vraiment adoré le Japon. Je pense que je peux me trouver un travail stable j’y vivrais. Pour ce qui est des vacances, j’y retournerais dès que je peux avec  grand plaisir.

Ses galères

J’ai eu du mal au début ne serait ce que me chercher un médicament ou simplement se faire des amis japonais puisqu’à l’école tous les autres étudiants étaient étrangers. Mais il y a d’autres moyens de connaitre du monde.

Meilleurs Souvenirs

Plein de choses : le ofuroh (le bain japonais) , c’est tellement relaxant. Les voyages dans les différents endroits comme Kyoto ou Izu. Et vraiment la générosité des gens, surtout la loyauté et la notion de partage quand tu es vraiment ami avec un japonais.

Ce qu’elle a préféré

Hanami, c’est une pure merveille de regarder toute la ville sous les cerisiers en fleurs, un pur délice pour les yeux.

En été aussi, hanabi, regarder les feux d’artifices un peu partout c’est également un pur délice pour les yeux. Les petits festivaux (omatsuri) dans différentes villes du japon. C’est juste une merveille !

Aala, 30 ans

Je suis parti faire un tour du monde à compter du 5 novembre 2009. A la base, je ne devais partir qu’une année et j’avais prévu de passer cinq mois en Australie, après quelques jours à Hong-Kong et Macao. Ensuite, je devais passer deux semaines en Nouvelle-Zélande, six mois au Canada puis deux semaines aux USA avant de rentrer en France.

Aala Kanzali Yukata
Aala Kanzali
Yukata

Au début, tout se déroulait comme prévu. Mais, dès mon arrivée au Canada, gros coup de foudre pour la ville de Vancouver et j’ai décidé de prolonger mon séjour sur place, où j’ai passé un an au final (en WHV). Je suis donc resté au Canada jusqu’en mars 2011.

Entre temps, je commençais à me poser des questions et je me rendais compte que je ne voulais pas rentrer en France, que je me sentais bien en voyage et à l’étranger. Et puis, là, je suis tombé sur le PVT Japon. Je suis donc passé, en coup de vent, en France, pour obtenir mon précieux sésame en janvier 2011, puis j’ai acheté mon billet d’avion pour le pays du Soleil-Levant.

Le 11 mars 2011, trois jours avant que je ne quitte définitivement Vancouver pour un road trip de deux mois au Canada et aux USA, le grand séisme du Tohoku à eu lieu. Mais malgré cela, dès les premiers instants du drame, je savais que j’irais au Japon coûte que coûte. Non pas que j’avais un intérêt particulier pour le pays, ou une envie folle de m’y rendre. Je dois reconnaître que le pays ne m’avait jamais, particulièrement, attiré, au contraire de nombreuses personnes, et que je me rendais plus sur place par curiosité et envie de défi, car je ne connaissais rien du pays, de sa culture ou de sa langue.

Après mes deux mois de Road Trip qui m’ont fait traverser le Canada d’Ouest en Est et les USA d’Est en Ouest, en bus et en voiture, le 5 mai 2011, j’embarquais pour le Japon depuis l’aéroport de Los Angeles, direction Tokyo, après une escale de quelques heures à Pékin. Le 6 mai 2011 aux environs de 17H00 je mettais donc les pieds pour la toute première fois de ma vie.

Son installation

Depuis mon arrivée en 2011, je me suis installé à Tokyo, au début par facilité, parce que je ne connaissais rien du pays, maintenant parce que j’ai appris à connaître cette ville qui regorge de merveilles et de potentielles découvertes au quotidien !

Avec mon PVT Japon en poche et quelques petits milliers d’euros sur mon compte (entre 2000 et 3000), il m’a fallu me trouver un emploi assez rapidement, et je me suis lancé dans l’activité souvent considérée comme étant la plus accessible: professeur de français au Japon.

J’ai donc, en juin 2011, commencé à donné des cours de français à des japonais, à mon compte, en freelance, sans passer par un organisme ou une école. Je me suis constitué ma base d’étudiants par moi-même, tout au long de l’année. Et, il est bon de dire que j’ai été plutôt bon dans ce que j’ai entrepris, puisque je comptais plusieurs dizaines d’étudiants réguliers et des résultats financiers qui me permettaient de vivre convenablement.

Après mon année en PVT, je suis revenu avec un visa étudiant pour le Japon, pour l’apprentissage de la langue locale. Et là, rapidement, j’ai cessé les cours de français pour m’installer à mon compte. J’ai lancé ma propre activité, en tant que consultant, en me basant sur mes précédentes expériences professionnelles en France et à l’étranger, et depuis, je travaille avec de nombreuses entreprises japonaises dans mon domaines d’activités.

Meilleurs Souvenirs

Définitivement, le meilleur de mes souvenirs, ce fut ma rencontre avec celle qui est devenue ma femme, depuis. Mais cette histoire restera entre elle et moi. Depuis notre première rencontre, en Août 2012, nous avons parcourus du chemin, et nous avons célébré notre mariage au Japon, mais aussi en Tunisie (mon pays d’origine). Et j’avoue que la cérémonie traditionnelle fut de toute beauté et que ce restera définitivement dans les meilleurs moments de ma vie.

Ce qu’il a préféré

Depuis mon arrivée au Japon, j’ai pas mal vadrouillé, j’ai voyagé dans de nombreuses villes, j’ai assisté à de nombreux évènements, et je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin. Mais, dans tout ce que j’ai effectué jusqu’à présent, ce que j’ai le plus aimé restera ma marche à pied entre Tokyo et Fukushima, 300 km en 8 jours avec deux amis. Ce fut mémorable et il me tarde de repartir à nouveau effectué ce genre de périple.

Auparavant, j’avais déjà marché entre Tokyo et le Mont Fuji (170 km) ou entre Tokyo et Nikko (157 km) et à chaque fois ce fut le pied total (sans mauvais jeu de mots). D’ailleurs, en janvier 2016 je vais partir pour un tour du Japon à pied sur 10,000 km, et j’attends ceci avec impatience.

Conseils

Très régulièrement, j’ai des personnes qui me contacte, via mon blog de voyage au Japon, pour me dire qu’elles voudraient absolument partir vivre au Japon, et à chaque fois je réponds les mêmes choses:

– Vouloir aller vivre sur place c’est une bonne chose, mais il ne faut pas non plus idéaliser à outrance le pays (ce que certains ont tendance à faire en passant qu’il s’agit de la contrée parfaite) et que le Japon est un pays comme tous les autres avec des qualités mais aussi des défauts.

– Avant de vouloir aller vivre là-bas, expérimenté la chose sur une durée plus ou moins longue. Aller en voyage au pays du Soleil-Levant pendant deux semaines et tomber amoureux du pays, puis vouloir absolument y vivre, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant pour se faire une idée réelle concernant la vie sur place. En deux semaines, un mois, par exemple, on ne voit souvent que les bons côtés du pays. Vivre sur place pendant six mois / un an est un bon moyen de se faire une idée de la faisabilité d’une potentielle expatriation au sein de l’archipel nippon. Ne vous précipitez surtout pas, parce que c’est souvent dans ces cas là que l’on tombe de haut.

Merci à eux pour avoir accepté et pris le temps de répondre à mes questions !

 
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