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Onna bugeisha, femme samurai.

Le terme Onna bugeisha ( 女武芸者) désigne une femme samurai. Bien que l’histoire rapporte que la guerre était masculine, le Japon féodal, très souvent, apprenait aux femmes l’usage des armes dans l’optique de pouvoir assurer leur propre défense en cas d’arrivée ennemi.

Plus que de défense, certaines femmes dans l’histoire du Japon sont connues comme ayant été elles-mêmes sur le champs de bataille.

Ces quelques photos d’archives dépeignent des onna-bugeisha au XIXe siècle.

 

 

L’histoire médiéval du Japon est une histoire de guerre clanique permanente. Des clans qui combattent pour le pouvoir et aggrandir leur territoire, articulé depuis la période d’Asuka autour d’un pouvoir central dit légitime celui de l’empereur qui est le seul constitutif du Japon en tant que nation, et qui perdure jusqu’à aujourd’hui.  

De nombreuses femmes ce sont illustrées pendant l’histoire du Japon pour leur capacité guerrière. La plus fameuse d’entre toute, Tomoe Gozen, a tenu son rang lors des batailles de la guerre de Genpei, parmi les premières batailles d’importance de l’histoire du Japon. 

Tomoe Gozen

Elle est décrite dans le dit du Heike, un des livres célèbres de l’histoire du Japon, comme une femme d’une exquise beauté à la peau soyeuse et aux longs cheveux noires. Elle y est également décrite comme une excellente archère, et une combattante à l’épée émérite qui était « prête à se battre contre un démon ou un dieu ».

Servant sous les ordres de Minamoto Yoshinaka, de qui elle était la femme, elle était considérée comme un de ses plus fins combattant, et son talent dans la bataille était vanté même parmi les hommes samuraï les plus forts. Elle est surtout connue pour avoir combattu lors de la guerre de Genpei, une des premières guerres entre clan d’importance, et d’y avoir survécu. C’est durant la bataille d’Awazu que l’histoire explique que Tomoe a pris la tête d’un samurai, un honneur pour qui défaisait un ennemi.

Elle se retira du champs de bataille après la bataille d’Awazu, marqué par la défaite de Yoshinaka qui lui demanda de s’enfuir pour ne pas avoir à mourir face à une femme, et démarra une nouvelle vie de none. A dire vrai, la fin de sa vie apparaît peu clairement puisque d’autres récits racontent qu’elle devint la femme d’un samurai Wada Yoshimori après que ce dernier la vainquit en duel. 

Nakano Takeko

Après Tomoe Gozen, et sa soeur, la plus fameuse femme a avoir pris les armes de l’histoire du Japon est Nakano Takeko, elle est célébrée par une statue. Dès sa jeunesse, elle est formée à la callugraphie, et à l’art du sabre, le naginata, arme utilisée par les femmes. Née en 1847, elle se retrouve dans le domaine d’Aizu après avoir suivi son père fonctionnaire. 

En 1868, les troubles annonçant le début de l’ère Meiji débutent. Le clan Aizu est resté fidèle au shogunat pendant que les troupes de l’empereur s’approchent, le combat éclate. La ville est assiégée. Takeko refuse de s’infliger le seppuku, elle demande à sa soeur de la rejoindre et de combattre au côté du clan. Elle prend les armes, avec une poignée de femmes et rejoins les soldats du clan Aizu qui refusent son aide, elle formera un bataillon indépendant, peu avant d’être tuée par une balle d’un soldat de l’armée impériale dans la poitrine. Elle demandera à sa soeur de l’achever refusant d’être capturée par l’ennemi. Son corps a été ramené vers le temple Hōkai-ji, où une statue trône désormais. 

Yamamoto Yaeko

Fille d’un instructeur de tir, Yaeko qui a appris le maniement des armes défend le domaine d’Aizu pendant la guerre de Boshin. Elle partira vers Kyoto après la défaite des troupes loyales au shogunat, se convertira au christianisme et créera avec son mari l’université Doshisha de Kyoto. 

Hangaku Gozen

Elle est contemporaine de Tomoe Gozen mais ne lui est pas liée. Sa famille, Jo, une famille de guerrier suivant le clan Taïra est affaiblit par la défaite lors de la guerre de Boshin qui voit l’établissement du bakufu à Kamakura. Elle est dépeinte comme forte, elle mesurait 1,88m selon les récits, et belle. 

Après la défaite, elle se joint à son neveu pour mener la rebellion, initiée par sa soeur, et conserver les positions de sa famille en renversant le gouvernement de Kamakura. Au fort de Torisakayama qu’elle doit protéger, elle est attaquée par un partisan du clan Hojo. Avec une armée de 3000 hommes, elle mènera le combat face à une armée de 10000 hommes. 

Blessée par une flèche, elle est amenée face au second shogun de Kamakura, Yorie, premier fils de Masako, elle y rencontre un samurai Asari Yoshito, qui obtient du shogun le droit de l’épouser. 

L’impératrice Jingu

Histoire probablement fantasmé provenant des premières chroniques sur l’histoire du Japon qui essaya de rassembler les légendes locales transmises par voie orale, l’impératrice Jingu aurait vécu 100 ans entre 169 et 269, exerçant le pouvoir à la mort de son mari en 209, jusqu’en 269, et l’accession au trône de son fils.

Impératrice Jingu par Tsukioka Yoshitoshi

Elle aurait mené des troupes en Corée et jusqu’en Mandchourie, et aurait été vainqueur après 3 ans d’effort. Pendant ces mêmes 3 années, elle aurait été enceinte de son fils Onin. Certaines traditions la rapproche de Himiko, reine du Yamatai, qui même si son histoire n’est pas avérée, son existence est quasi certaine. 

 

 
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