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Travailler en tant que femme étrangère dans une entreprise japonaise.

Travailler en tant que femme étrangère dans une entreprise japonaise.

Pour en parler, j’ai repris l’histoire du post de Nell Zhang sur le réseau Américain quora et j’ai souhaité le retranscrire pour le site du Japon. En espérant qu’il puisse vous éclairer et vous intéresser, et qu’il vous aidera à comprendre le fonctionnement d’une entreprise japonaise.

Elle y explique son expérience de carrière dans une entreprise japonaise, les formalités auxquelles il faut se plier, les jeux de pouvoir,…, en somme son quotidien. Elle décrit les pratiques plus qu’elle ne les critiquent, ce qui rend son discours d’autant plus intéressant et laisse à chacun le libre choix de s’en faire sa propre opinion.

Son background : Bilingue

Elle explique avoir appris le japonais à l’école, et s’y être longuement plongée, elle était donc « bilingue » à son arrivée au Japon, où elle avait déjà été sélectionné pour un travail. Note : il est quasiment impossible d’intégrer une entreprise japonaise si vous ne parlez pas couramment japonais ( niveau JLPT2) même à haut niveau d’éducation.

Au travail.

Début : 3 jours d’intégration. 

Concept : 相槌 – aiduchi.

Lorsque l’on écoute une personne plus expérimentée dans la compagnie, qu’importe le propos, il faut en signe de respect et d’écoute ponctuer sa conversation de :

  • そうですね (soudesune) = c’est ainsi ?! *
  • なるほど (naruhodo) = vraiment*
  • はい (hai) = oui*
  • ええ (ee) = (donne un air étonné par la connaissance apprise)*
  • 勉強になりました (benkyo ni narimashita) = je l’étudie à l’instant*

*traduction inexacte et relative en français.

Tout en gardant un sourire parfait.

Difficulté : conserver ce respect 8h/ jour, tous les jours de la semaine, tous les jours de sa vie dans l’entreprise (!) et une certaine « douceur dans la voix ».

« la soirée de bienvenue ».

Les nouveaux arrivants dans l’entreprise sont supposés être les personnages principaux d’une soirée que l’on pourrait nommer « soirée d’intégration ». En tant que femme étrangère, personne n’a osé lui demander plus qu’un discours d’introduction contrairement à son douki.

Concept Douki – 同期.

Quelqu’un qui est inclus dans la même période de temps. Ici, son collègue de travail néo arrivant tout comme elle.

Il lui a été demandé de boire une bouteille entière de tabasco en face de tout le monde. Une situation à laquelle il ne pouvait échappé. Après son acte, il se mit à vomir et elle lui est venu en aide pour nettoyer.

Difficulté : supporter l’humiliation infligée à ses collègues. 

Point positif – de son expérience- : Création d’un lien plus étroit entre « douki ».

Au bureau.

Il existe deux types de positions dans l’entreprise japonaise :

総合職  – sougousyoku 

La position générale, occupé de manière général par ceux ayant un plus haut niveau d’étude, et qui donne droit à des promotions à l’ancienneté.

一般職  – ippansyoku

La position commune, occupé en général par des personnes qui ne sont pas impliquées « à vie » dans l’entreprise, généralement, ici exclusivement, tenues par des femmes qui quitteront l’entreprise après leur mariage, grossesse, etc …

En tant qu’étrangère, elle était la seule femme à faire partie de la position générale, et la position commune était exclusivement occupé par des femmes. ( Nous n’avons pas d’indication concernant la taille de l’entreprise, mais nous pouvons supposer qu’il s’agit d’une entreprise de taille moyenne).

Quels sont les chocs culturels ?

Thé et café.

Tous les jours, les femmes de l’entreprise préparent le thé et le café pour l’ensemble de l’entreprise sans qu’il soit possible de discerner si cela fait parti de leur fonction ou par pure gentillesse. Les hommes de l’entreprise ne le font jamais.

Il lui est dit plus tard par un de ses amis japonais que « le thé fait par les femmes est « plus délicieux ». » 

Elle a finalement, elle aussi, commencé à servir le thé, et le café pour ses collègues s’y sentant presque naturellement obligé.

Difficulté : se retrouver « coincé » dans l’image du rôle de la femme selon le point de vue patriarcale japonais. 

Point positif – de son expérience- : Au restaurant, les femmes de l’entreprise auront tendance à payer moins que leurs collègues masculins. 

Horaires de travail.

Les japonais ne comptent pas leurs heures de travail ( cela est similaire à d’autres culture d’Asie, je pense particulièrement ici aux Coréens). La réalité est plus perverse, et je l’explique, Nell l’explique dans son post :

  • il est mal vu pour un supérieur de partir avant un employé.
  • il est mal vu pour un employé de partir avant un supérieur.

Par conséquent, tous s’attachent à rester au travail jusqu’à ce que le bon sens l’emporte (tardivement) …

Retrouver le post original en anglais sur Quora.

 

 
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