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3 jours à Kyoto

Les chroniques de Sheya #3 : 3 jours à Kyoto

Ceci est le troisième article présentant mon voyage au Japon ! Avant que vous ne commenciez, je souhaiterais vous rappeler que c’est mon propre voyage préparé par mes soins et en fonction de mon budget. Il y a une multitude de choses que je n’ai pas faites à cause du prix et évidemment j’en ai fait d’autres qui n’intéresseraient pas tout le monde ! Avant de partir en voyage, renseignez vous bien par vous même des choses qui pourraient vous plaire.

Bonne lecture !

1er jour à Kyoto

Nous sommes arrivés à la gare de Kyoto avec le shinkansen vers 15 heures. Grâce à nos JR Rail Pass, nous avions pu réserver nos places la veille sans rien payer. Nous nous sommes tout de suite rendus à l’adresse de notre AirBnB qui se trouvait à 2 stations de train. A Kyoto, presque l’intégralité du réseau de train appartient à JR, je vous conseille donc très fortement d’acheter un JR Rail Pass. Il est déjà rentabilisé avec un aller-retour Tokyo – Kyoto et vous permettra en plus une bonne économie sur les billets de train dans cette jolie ville traditionnelle.

Quartier de Gion
Quartier de Gion

Installés dans notre appartement, nous sommes directement ressortis pour nous rendre au quartier de Gion, réputé pour être LE quartier à visiter de nuit. Si vous avez de la chance, vous pourrez peut être y croiser des geishas. Nous avons donc pris le train, direction Gion ! Directement à la sortie de la station, nous avons traversé un pont qui donne une jolie vu sur la rivière. En été, vous pourrez apercevoir des gens en train de flâner sur les rives et même parfois des petits spectacles par des intermittents. De l’autre côté commence un défilé de restaurants et de magasins présentants des articles traditionnels. Nous nous sommes promenés dans la rue jusqu’à tomber sur une galerie couverte, chose assez répandue au Japon. Là encore, un nombre incalculable de restaurants et d’échoppes. Nous avons parcouru l’entièreté de la galerie avant de ressortir dans une rue plutôt animée. Fini les objets traditionnel, cette fois c’était des boutiques telles que H&M ou UNIQLO (grande marque de vêtement très connue au Japon) et des pachinkos, salles de jeux d’argent japonais, à perte de vue. Nous nous sommes finalement arrêtés dans une ruelle pour manger dans un restaurant qui ne devait pas avoir l’habitude de voir des étrangers, le personnel ne parlant pas un mot d’anglais. Ils avaient néanmoins une carte ce qui nous a permis de commander sans avoir besoin de parler. Sachez qu’au Japon, même quand ils ne vous comprennent pas, il est toujours possible de manger dans un restaurant. La plupart des cartes sont illustrées ou alors vous trouverez à l’entrée les fameux plats en plastique qui vous montre tout ce qui est disponible à l’intérieur. Il vous suffira ensuite de montrer ce que vous voulez et le tour est joué ! J’ai commandé un Big Takoyaki et

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Big Takoyaki

j’ai eu la bonne surprise de la voir arriver avec un cierge magique (sorte de bâton de feu d’artifice). Les takoyakis sont généralement présentés sous forme de boulettes de pâte, semblable à la pâte à crêpe, contenant des morceaux de poulpe. Ils sont généralement vendus par 6 ou 10 dans une barquette. C’est une spécialité d’Osaka. J’avais déjà goûté aux takoyakis avant devenir au Japon et je savais que j’aimais déjà ça, mais je n’en avais encore jamais vu de cette taille là ! C’est un met très bourratif, alors j’avoue avoir eu un peu de mal à le finir même si c’était vraiment excellent. Mon copain a, quant à lui, commandé des yakitoris, des brochettes composées de plusieurs viandes : bœuf, poulet, peau de poulet et du gésier. Le décalage horaire se faisant encore un peu sentir, nous sommes ensuite rentrés nous coucher.

2ème jour

Nous nous sommes levés tôt ce matin là pour réussir à suivre le programme que j’avais prévu. Kyoto est reconnue pour son nombre de lieux traditionnels très important. Ce jour là, nous avons commencé par nous rendre au jardin du palais impérial. C’est un parc immense et vraiment très joli. Avec la chaleur de l’été et le chant des cigales, c’était très agréable de se balader tranquillement à l’ombre des arbres. Nous n’avons pas pris le temps de visiter le palais, notamment parce qu’il fallait réserver à l’avance et que je ne l’avais pas fait. Nous avons donc longé le mur qui entourait le bâtiment et sommes arrivés devant un arbre centenaire très imposant. Ses branches étaient si lourde que quelqu’un avait installé des piliers en bois pour les soutenir. Nous avons ensuite emprunté un petit chemin entre les arbres qui nous conduisit à un petit temple caché entre les arbres. J’étais vraiment très contente de tomber dessus, déjà parce que c’était le premier temple que je voyais mais également parce qu’il était très joli et qu’il n’y avait personne. J’ai donc pu profiter de l’endroit pleinement et observer comme je le souhaitais. Nous sommes ensuite revenus sur le chemin principal pour retourner à l’entrée du parc. Sur le chemin, nous avons croisé des familles qui s’amusaient avec de jeunes enfants dans un petit ruisseau. Ils étaient assez nombreux et c’était amusant de voir les enfants envoyer de l’eau partout en riant.

Temple caché entre les arbres
Temple caché entre les arbres

Nous avons repris le train direction le Daitoku-ji, un parc regroupant un bon nombre de temple. C’était, là encore, un très bel endroit. Malheureusement, la plupart des temples étaient soit fermés, soit payants. En nous baladant dans les allées, nous sommes tombés sur un temple ayant un jardin zen : le Daisen-in. L’entrée était de ¥400 (environ 3,50€). A l’entrée vous devez enlever vos chaussures et les mettre sur des étagères pour entrer dans le temple. Si vous êtes en sandales, pensez à prendre des chaussettes dans votre sac, car c’est impoli de marcher pied nu dans un temple (même si 80% des touristes le font…). En payant, on nous a donné un plan du jardin avec des numéros et les explications allant avec. Les jardins zen, en plus d’être magnifiques, représentent une histoire. J’ai été vraiment surprise car c’était très intéressant et j’ai appris beaucoup de choses. A la sortie, j’ai acheté un bracelet porte-bonheur. Vous pourrez aussi y trouver des amulettes protectrices, des livres sur le temple et déguster un thé. Nous sommes ensuite repartit nous balader dans le parc avant d’aller trouver un restaurant.

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Katsudon

Encore une fois, nous sommes tombés dans un restaurant qui ne devait pas voir passer beaucoup de touristes. Mais la serveuse nous a fait sortir pour que l’on puisse lui montrer ce que l’on voulait. J’ai commandé des spaghettis froids avec des légumes et mon copain a commandé du katsudon, qui est en fait du porc panné. Ce n’était vraiment pas cher alors nous ne nous attendions vraiment pas à ce que le porc soit accompagné d’autant de choses ! Il y avait de la salade, du riz blanc, des gyozas (= raviolis vapeur), des spaghettis en salade et de la soupe miso. Apparemment, c’était délicieux.

Nous avons ensuite repris la route vers le kinkaku-ji, plus connu sous le nom de pavillon d’or en français. Là encore, le prix d’entrée était de ¥400. Autant nous n’avions pas encore vu beaucoup de touristes, autant à cet endroit, s’en était tout simplement blindé. Et il n’y avait presque que des touristes chinois. Tout le monde voulait sa photo avec le temple en fond, et il fallait attendre plusieurs minutes pour qu’une bonne place se libère. Mais c’est tout à fait compréhensible. L’endroit est tout simplement magnifique et le temple est aussi beau en vrai qu’en photo. Le parc autour est lui aussi agréable à visiter. C’est dommage qu’il y ait autant de monde mais c’est un passage obligé à Kyoto, c’est donc inévitable.

Kinkaku-ji
Kinkaku-ji

Nous avons ensuite pris le bus puis le train pour nous rendre au Nanzen-ji. Ce temple est reconnu pour être l’un des plus imposants de Kyoto. Pour être franche, je n’ai pas vraiment compris l’intérêt d’aller voir ce temple… Il est certes imposant mais il n’y a rien de si spectaculaire et je ne le conseillerais pas si votre planning est serré.

C’était déjà le moment de se rendre à la dernière chose que j’avais prévu de voir dans la journée : le Kiyomizu-dera, un temple très connu à Kyoto qui a été enregistré au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1994. Pour y accéder, je vous conseille de marcher depuis la station higashiyama. Cela équivaut à environ 40 minutes de marche

Kiyomizu-dera
Kiyomizu-dera

et en vaut vraiment la peine. Nous avons dû traverser plein de jolies petites ruelles typiques qui nous ont fait nous sentir ailleurs. C’était comme un retour dans le passé. Nous avons croisé beaucoup de filles en kimono ainsi qu’un genre de pouce pouce faisant des visites guidées des ruelles. J’avais de la peine pour la personne tirant le chariot car les rues étaient assez grimpantes et il devait courir avec un bon poids à tirer derrière lui. Jamais je n’aurais été capable de la faire ! Plus l’on s’approchait du temple et plus les rues se remplissaient de magasins et de touristes. J’ai encore croisé une boutique Ghibli qui était tout aussi belle que la première. Mais nous étions là pour le temple, alors nous avons parcouru les derniers mètres qui nous en séparaient pour découvrir une superbes pagodes à 3 étages. Beaucoup de touristes s’essayaient à la prière en se lavant les mains et la bouche dans les fontaines. Nous avons voulu accéder à la partie du temple qui étaient payante et qui donne une magnifique vue sur Kyoto mais il était déjà trop tard et on ne pouvait plus y accéder. Nous avons donc redescendu la colline pour reprendre le train qui nous ramenait dans notre AirBnB.

C’était vraiment une superbe journée et si je devais choisir ce que j’ai préféré, je dirais que c’est les petites ruelles du Kiyomizu-dera, le petit temple dans le parc du palais impérial et le jardin zen du Daisen-in, bien que j’ai apprécié tout le reste également. J’ai uniquement été déçue par le Nanzen-ji, qui n’avait pour moi pas un grand intérêt.

3ème jour

Fushimi-Inari
Fushimi-Inari

Cette journée, j’avais prévu d’aller visiter le temple Fushimi-Inari avant de nous rendre à Arashiyama pour y passer l’après-midi. Nous avons donc pris le train jusqu’à la station du même nom et nous sommes sortis directement devant l’entrée du temple, qui cette fois-ci était gratuit. Je ne m’étais pas vraiment renseigné sur le lieu mais j’avais vu quelques photos qui montraient les fameux torii, ces jolies portes que l’on retrouve communément à l’entrée d’un sanctuaire shintoïste. Ceux du Fushimi-Inari sont très connus car ils sont des centaines alignés les uns derrière les autres. Au départ, je pensais largement faire le tour du lieu en une heure. Quelle erreur. Ce temple est tout simplement immense ! Lorsque que l’on arrive par l’allée principale, il y a déjà une multitude de bâtiments où les personnes présentes s’essayent à la prière en agitant les fameuses cloches ou alors achètent des amulettes protectrices un peu IMG_7501plus loin. Ensuite, commence un petit sentier à travers les fameux torii. Le lieu étant très populaire, il y avait un monde fou et évidemment, tout le monde voulait sa photo dans les portes mais avec personne derrière. Evidemment. Faire 50 mètres se révèle alors un véritable défi. Finalement, à la fin du sentier, se trouve un autre temple avec des plaques de vœu en forme de tête de renards, qui sont considérés comme les messagers du temple. Petit plus, c’est à vous de dessiner la tête de votre renard. Ensuite, nous sommes repartis vers l’entrée du temple en rempruntant encore un sentier de torii. J’ai aperçu sur le côté un petit sanctuaire qui avait l’air à l’abandon et qui n’intéressait absolument personne car nous étions les seuls à être sortis du sentier pour aller voir. Il y avait une atmosphère différente à cet endroit. Surement à cause des herbes folles qui avaient envahi la place et le fait qu’il n’y avait personne alors que tout le monde passait à même pas 100 mètres de nous.

Nous avons continué notre chemin et avons pris un embranchement un peu différent des autres, qui allaient majoritairement vers l’entrée du temple. Je ne savais vraiment pas ce qui m’attendait. La visite que je pensais durer une heure, s’est transformée en deux heures de randonné à travers les torii et des milliers de marches ! Il faisait une chaleur écrasante et nous n’en voyions pas le bout. Bien que cela ait été vraiment fatiguant, j’ai trouvé ça génial ! Plus on montait et moins il y avait de monde, s’y bien qu’en arrivant en haut nous étions presque seuls au monde. Je vous conseille vraiment de le faire, juste pour avoir la vue sur Kyoto et pour vous rendre compte de l’étendue du lieu. J’ai appris par la suite que le Fushimi-Inari compte près de 10 000 torii et presque le double de sanctuaires ! Je n’imagine même pas le temps que cela à pris pour construire tout ça. Si vous comptez vous aussi, monter tout en haut, je vous conseille de prendre de bonnes chaussures mais également des bouteilles d’eau. Arrivé en haut, le prix des bouteilles est presque le triple !

Jardin du Tenryu-ji
Jardin du Tenryu-ji

Une fois redescendu de la montagne, nous avons pris le train en direction d’Arashiyama pour voir des temples (encore), la forêt de bambou et l’Ōkōchi Sansō. Arrivés à la station, nous avons récupéré un plan et nous sommes rendu au Tenryu-ji, un temple avec un magnifique jardin. Nous avons eu de la chance car sur le chemin, un japonais s’est arrêté et nous a donné 2 billets pour l’entrée du jardin et du parc (à ¥600 l’entrée, ça fait plaisir) ! Le jardin du temple était vraiment très joli et c’était agréable de se balader dedans malgré la chaleur pesante. Il y avait beaucoup d’ombre qui la rendait un peu plus supportable. Nous avons pu observer plusieurs sortes d’arbres ainsi que des carpes dans le bassin.

A la sortie du jardin, se trouve directement la fameuse bambouseraie d’Arashiyama dont nous avons tous entendu parler au moins une fois. Les bambous étaient vraiment gigantesques et étonnamment il n’y avait pas grand monde à ce moment là de la journée. Nous avons pu en profiter pleinement pour faire quelques photos tout en la traversant pour se rendre à l’Ōkōchi Sansō, notre prochaine visite. Pour ¥1000 (environ 8,90€), vous pourrez accéder à ce qui se trouvait être la résidence d’un ancien acteur japonais et déguster un thé au matcha à l’ombre des bambous. Je peux vous le dire, ce monsieur était un grand chanceux, sa maison ainsi que son jardin était magnifique avec une splendide vu sur Kyoto mais également sur les montagne à l’arrière. Il s’était également fait construire son propre temple ainsi qu’une petite cabane en hauteur pour contempler la vue à sa guise. Bien qu’un peu plus cher que les autres visites, je vous conseille de faire un tour à l’Ōkōchi Sansō. Serpenter dans le jardin est très agréable et peu de monde s’y aventure (probablement à cause du prix) alors vous aurez presque le jardin pour vous ! A la fin de la visite se trouve un bâtiment où l’on peu apercevoir des images de films où Denjirō Ōkōchi, l’acteur à qui appartenait la maison, a joué.

Bambouseraie
Bambouseraie

Il se faisait tard et nous commencions à avoir faim. Nous avions pas vraiment pris le temps de manger avant et il était environ 16 heures lorsque nous sommes sortis de la dernière visite. Nous nous baladions dans les ruelles pour nous rendre à un autre temple tout en regardant si certains restaurants nous intéressaient. C’était plaisant de se balader dans ces ruelles où il n’y avait aucun touriste et où l’on entendait uniquement le bruit des clochettes éoliennes. En arrivant au temple, nous avons eu la mauvaise surprise de voir qu’il était inaccessible et nous avons donc dû rebrousser chemin. Nous nous sommes arrêtés dans un restaurant de karī, ou curry japonais. C’était la première fois que j’en mangeais un, et j’ai vraiment adoré ! C’était très bon et piquant mais sans incendier la bouche. De plus, la gérante était vraiment très agréable. Malheureusement, je ne me souviens plus du nom du restaurant…

Nous avons ensuite décidé de rentrer. La plupart des temples étaient déjà fermé au public et la randonnée surprise du matin m’avait fatigué. Nous sommes donc rentrés préparer nos valises pour le lendemain, car nous quittions Kyoto pour Osaka !

Sanctuaire au Fushimi-Inari
Sanctuaire au Fushimi-Inari

J’ai beaucoup aimé cette journée aussi. Notamment le Fushimi-Inari qui a vraiment été une bonne surprise et a dépassé toutes mes espérances ! Se balader à Arashiyama était également très agréable. Je vous conseille vraiment de faire les deux.

Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour la quatrième chronique !

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