Street Art Koï, rencontre avec l’artiste français Kabé

 
Street Art Koï, rencontre avec l’artiste français Kabé, un illustrateur et peintre autodidacte du sud de la France qui s’est spécialisé dans la représention de Koï, le fameux symbole de la carpe japonaise, dans la représentation d’autres animaux et qui poursuit celle de personnages féminins d’inspiration BD rétro. 
 
 
Vous l’avez peut-être rencontré lors des salons japonais de Lyon, Lausanne, Tours, Vannes, Montpellier et Nîmes et vous auriez pu le rencontrer lors de ceux de Clermont Ferrand et de Paris s’ils n’avaient pas été annulé pour cause de Covid19.
 
Sa technique : 
Il peint à l’aérosol avec des pochoirs qu’il crée intégralement, et qu’il produit dans la rue ou à l’occasion d’évènements où il est invité. 
 
Support : 
Papier Kraft, planches de contreplaqué.
Mes supports sont papier Kraft et planches de contreplaqué.

 

A la rencontre de Kabé

 
 
Kabé, où as tu étudié l’art ?
 
Chez moi ! De longues années à admirer des bandes dessinées principalement, de la SF française, érotique italienne, et underground américaine.
Mon père, passionné d’antiquité, a largement contribué à nourrir ma curiosité graphique. Peintures, gravures, eaux fortes, estampes et un paquet de livres.
L’école à la maison !
 
Pourquoi en être venu à dessiner des “idées japonaises ?
 
Depuis l’enfance je suis passionné par les poissons. Mon idée première était de peindre des koïs (note: carpe japonaise) pour un matsuri (note: fête en japonais, au sens formel d’un rassemblement) près de chez moi. Mes poissons ont eu du succès, j’ai continué dans ce sens, je peins d’autres espèces emblématiques du Japon comme le fugu, le namazu…
Au delà du poisson, je trouve l’esthétique japonaise fabuleuse dans son ensemble : architecture, vêtements, véhicules, écriture…
Extrêmement appliquée, nette, vive, minimale, efficace avec une identité culturelle noble et forte. Je peins et dessine aussi d’autres sujets, mais j’aurais toujours retenu la leçon visuelle nippone !
 
Comment vois tu ton “art” dans 10 ans ? 
 
Mieux connu, mais toujours accessible!
je pense que si l’on souhaite toucher l’humain, il faut compter sur le nombre. Dans le nombre, il y aura toujours une bonne variété de personnes, et c’est satisfaisant pour l’artiste. Donc je dois mieux travailler ma diffusion. La rue, en live reste le summum, en complément des réseaux sociaux.
 
Qu’est ce que le Japon t’inspire ? 
 
Le calme, j’en ai besoin, en bon caractériel …j’exagère, mais le calme après le boulot bien fait, ça manque un peu dans nos vies non? c’est ce que le Japon m’inspire, et par dessus tout, une nature clean, au moins visuellement…
 
Pourquoi devrais je acheter tes œuvres ?
Parce qu’elles sont pas chères! je préfère vendre 100 peintures à 20 euros sûr, plutôt que peut être une à 2000, après moultes péripéties insensées…les 100 acheteurs sympas partagerons mes coordonnées mieux que le privilégié qui a payé cher.
 
Dans quel ville – région peut on te trouver ? 
 
Sud de la France principalement, j’ai mon atelier sur Nïmes et quand je peins en ville ça se passe surtout à Avignon, Nïmes, Montpellier, Toulouse et parfois je monte à Paris. Mais entre la crise sanitaire et la police qui n’aime pas toujours me voir peindre c’est extrêmement difficile.
 
Bien sûr il y a aussi les festivals et conventions Japon où on m’invite partout en France, annulés jusqu’à nouvel ordre également. On peut donc me retrouver sur le net, et je télé peins… Merci La poste !
 
As-tu des anecdotes sympas des différents salons auxquelles tu as participé à partager ?
 
Oui ! Mon dernier salon, à Tours a été hyper difficile le premier jour, car j’étais collé à la grande scène, tournant le dos à tout le reste du bâtiment, K-pop à fond, dans l’obscurité, ados en furie… mon public étant plus orienté adulte et tradi, j’étais foutu.
Une des organisatrices est venue me voir, prise d’empathie, m’a offert un stand dans un super endroit, et j’ai pu sauver le voyage…jusqu’au lendemain car ils ont interdit les réunions de + de 5000 personnes…La guigne du covid19.
 
J’ai été hyper bien reçu dans les salons où j’étais invité en général, excellents souvenirs de Lyon, Lausanne, Vannes…
 
Merci beaucoup pour toutes ces réponses. 

 
J’effectue des peintures à la demande sur place, ainsi que des commandes spéciales, parfois chez les particuliers. Mes formats vont de 20×15 cm à 200x100cm en moyenne (compter environ 150 euros pour un panneau 200×100 peint sur commande, 50 euros de l’heure pour une illustration).
 
Je diffuse et expédie mes œuvres comme principale activité.
 
Contactez Kadé :
 
téléphone = 0663604486
mail = k.bordes@outlook.fr
page Instagram: artkabe
 
Pour découvrir d’autres artistes japonisants ou des des artistes japonais, cliquez sur les liens. 
 

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