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Un PVT au Japon

Je me lance dans une série d’articles qui parleront de mon PVT au japon.

Tout d’abord, un PVT qu’est-ce que c’est ? Il s’agit de l’abréviation de « Programme Vacances Travail ». C’est-à-dire qu’après l’obtention d’un visa vacance travail, son possesseur peut aller dans le pays désigné avec l’autorisation d’y exercer une activité professionnelle, tout en faisant de la découverte touristique et ce sur une durée d’un an. Ce visa s’obtient relativement facilement si le dossier est fait sérieusement, ce qui fût mon cas.

C’est ainsi que, samedi 6 octobre 2019, j’ai pris l’avion pour le pays du soleil levant, mon vol retour prévu en juin.

Un PVT au japon – départ

Dans l’avion

Mes premières impressions, après un petit blues de quelques semaines pré départ (quitter ses amis, sa famille, sa petite région…) furent à la fois un sentiment de liberté et de soulagement. « Je suis folle, mais c’est trop bien ! » c’est cela que j’avais en tête. J’étais à la fois encore dans ma vie que je quittais et à la fois heureuse de faire ce voyage. J’avais besoin de sortir de mon quotidien, de mes habitudes et conceptions bien installées, pour y acquérir une vision décentrée de la vie.

en route pour mon PVT au Japon

 

En arrivant à l’aéroport

Lorsque je suis arrivée à l’aéroport de Tokyo Haneda (10h30 du matin heure locale), j’ai dû passer le service de l’immigration où l’on ma donné ma résident card. Tout personne amenée à résider plus de 3 mois au japon se voit remettre cette carte à son arrivée. J’ai dû écrire deux trois trucs sur un papier (dont l’adresse de mon Airbnb que je ne comprenais pas vraiment) et donner mes empreintes digitales. Le tout fût fait en 5 minutes.

J’ai ensuite récupéré ma valise (en fait une dame me l’a amenée parce que c’était la dernière qui restait…) et changé mes euros en yens. En sortant de l’aéroport par le train, à travers les vitres, j’eus mon premier aperçut de la ville. Tout est grand et… carrelé ! Je n’ai pas trouvé ça particulièrement joli (je ne m’y attendais pas  particulièrement à ce que ça le soit), mais très impressionnant. Et je ressentais surtout une certaine excitation, je n’en revenais pas d’être ici !! A la suite de cela, j’ai passé une bonne partie de l’après midi à accomplir la lourde tâche de trouver mon Airbnb dans le quartier d’Asakusa (proche du temple Senso-ji) sans internet et avec mon sens de l’orientation défaillant…

 

Un PVT au japon – Premiers pas

La découverte du quartier d’Asakusa

Une fois installée, après une douche, je suis partie sans attendre (et sans me reposer malgré le peu de sommeil) à la découverte de mon nouveau quartier. Mon Airbnb était situé dans le très touristique et traditionnel quartier d’Asakusa. Entre le somptueux temple Senso-ji, les japonaises (et touristes) vêtues de leur kimono, les allées pleines de petits stands de vente et de petits restos appétissants, il y avait de quoi passer un bon moment à simplement observer…  Très agréable et bien différent de ce que j’avais pu voir depuis le train.

Asakusa - un PVT au Japon

 

Un peu de calvaire administratif  – un PVT au Japon  

Trouver un logement

Arrivée à Tokyo, j’avais un ainsi réservé un logement via Airbnb pour les 5 premières nuits. Ma mission n°1  consistait donc à rechercher un logement à long terme dans la capitale de l’est. Certains font le choix de réserver un logement à distance, ce qui est en effet plus économique. Pour ma part, je préférais visiter et pouvoir me rendre compte si le logement est bien situé. Peut-être suis-je un peu une princesse sur ce point ? Pourtant, je ne regrette pas de l’avoir fait pour une première expérience en share house « maison partagée ». J’avais déjà programmé, avant mon départ, quelques visites (4) sur les deux premiers jours de mon séjour (dont une que j’ai loupée car je n’arrivais absolument pas à me repérer et trouver le lieu de rendez-vous…). Cependant, en visitant, j’ai dû en prévoir d’autres, car cela ne me convenait pas exactement.

Je me suis vite rendu compte à quel point le prix de l’immobilier et donc de la location est cher à Tokyo. Même si je m’y étais préparée, je l’avais légèrement sous-estimé. J’avais un budget de 70000 yens (environ 600 euros) par mois pour une chambre en share house (8m carré environ); j’ai dû monter à 77000 yens (650 euros). Mais c’était sans compter les frais de réservation et la location des draps ! On ne retrouve pas ces frais pour toutes les agences de share house, mais je dois dire que l’état du logement n’est pas toujours le même… Après six visites et une bonne semaine, j’ai finalement opté pour un logement situé à une dizaine de minutes des stations de métro et de la JR (la Yamanote qui fait le tout du centre de Tokyo). En effet, m’étant renseignée avant mon départ, j’avais compris que plus l’on s’éloignait de ces lignes, plus le prix de loyer baissait certes, mais que les frais de trajets augmentaient… J’ai choisi de payer plus cher le logement et de minimiser mes frais de déplacement. Cependant, l’emménagement devait attendre encore quelques jours après ma réservation, il a été nécessaire de prolonger ma réservation en Airbnb.

Obtenir un numéro de téléphone japonais

Ce second point a été un certain casse-tête pour moi. Obtenir un numéro de téléphone me semblait la tâche à réaliser en premier. En effet, celui-ci, au Japon, permet de faire tout un tas de choses primordiales, notamment ouvrir un compte bancaire, chercher du travail… N’ayant peut-être pas saisi toutes les nuances sur l’ordre dans lequel effectuer mes tâches administratives à mon arrivée (elles sont toutes détaillées sur le site pvtistes.net), j’ai pensé que je pouvais acquérir un numéro de téléphone dès que je voulais. Que nenni. Ce que je n’avais pas compris c’est qu’il fallait d’abord avoir inscrit une adresse sur ma carte de résident.

Tant que je n’avais pas cette adresse, je ne pouvais obtenir de numéro de téléphone et par conséquent, je ne pouvais ni chercher du travail, ni ouvrir de compte en banque !

Étant donné le temps que j’ai mis à réserver mon logement (une semaine) et le délai nécessaire de 4 jours avant d’emménager… j’étais bloquée dans mes démarches. Je suis retournée au moins 3 fois à l’hôtel de ville de Taitō-ku (ma ville dans Tokyo), pour tenter de faire enregistrer cette adresse (j’ai tenté de faire enregistrer le Airbnb oui…). Mais il fallait attendre d’y résider. Le personnel devait en avoir marre de voir cette fille revenir à chaque fois…

Après presque deux semaines de séjour, j’ai pu enfin emménager dans mon petit chez moi et faire inscrire cette (maudite) adresse au dos de ma resident card. Et tout est devenu plus fluide : j’ai pu me rendre au magasin Bic Camera et acheter ma carte sim avec numéro de téléphone ! Il n’y a plus qu’à chercher du travail maintenant !

S’il y a quelque chose à retenir de cette expérience, c’est de prévoir toutes ses visites d’appartement le premier, voire deuxième, jour de séjour et se décider rapidement ! Ou bien réserver à l’avance et changer si cela ne va pas.

Des découvertes en attendant de pouvoir réaliser ces démarches

Pendant que mes démarchent traînaient, je décidais naturellement de poursuivre ma découverte de Tokyo. J’ai commencé par me promener dans Asakusa et les quartiers voisins : Asakusa, Ueno, Sumida. On peut dire que je faisais mon quota de 20000 pas par jour avec ça ! J’ai également rencontré quelques français avec lesquels je suis allée à Ginza et Shibuya de nuit. Pour moi, le centre de Tokyo se réveille la nuit. Elle a tellement de visages ! De jour, il y a des petites ruelles que j’affectionne beaucoup, mais nombre d’endroits, les grandes artères notamment, les alentours des gares… je n’aime pas particulièrement. Alors que la nuit, avec tous ces éclairages, ces publicités lumineuses et ses buildings ou personne ne dort, c’est là que Tokyo devient lumineuse.

Un PVT au Japon Tokyo by night

  

Vivre le typhon Hagibis

Dans cet article, je vais revenir sur l’épisode typhonique que j’ai vécu à l’occasion du passage de Hagibis à Tokyo. Par ailleurs, vous trouverez un article plus détaillé sur le typhon et mon expérience ici : Le thyphon Hagibis

Le typhon Hagibis

Le premier vrai week-end que je passai à Tokyo ne s’annonçait pas ensoleillé. Loin de là… Depuis une petite semaine, j’entendais parler d’un typhon, nommé Hagibis. Et ce n’était pas n’importe lequel, d’après les médias, le plus puissant de la saison, voire de l’année. Il fut même annoncé comme le plus terrible depuis 50 ans.

J’appris l’existence de Hagibis sur un groupe Facebook de francophones au japon. Une personne annonçait la mauvaise nouvelle, un site météorologique officiel à l’appuie (Japan Meteorological Agency).

Se préparer au passage du typhon et rester informé

D’après différents postes sur les groupes Facebook ainsi que d’autres consultations internet, les premières mesures pour se protéger étaient de faire des réserves de nourriture et d’eau et bien évidemment de ne pas sortir de chez soi.  Ainsi, après avoir fait des réserves vendredi matin, je suis restée dans le Airbnb. En vérité j’aurais pu sortir encore, mais je n’avais rien de particulier à faire dehors et surtout, il pleuvait (je ne suis pas une grande fane de la pluie). Tout de même un peu stressée à propos de la violence estimée du typhon, je suivais assidûment les nouvelles d’Hagibis via le site internet Japan Meteorological Agency. J’installai également une application « Japan Shelter » donnant des consignes en temps réel concernant les catastrophes.

Je me couchai très tard. Samedi matin, le jour du typhon, je me réveillai à 12h… la tension montait un peu.

Le passage du typhon

En fin d’après midi, toutes les occupantes du Airbnb et moi-même nous sommes rassemblées en salle commune. La gérante est gentiment restée en notre compagnie, ce qui était rassurant. C’était une drôle de situation pour moi. D’origine chinoise, la propriétaire ne parlait pas anglais et communiquait dans sa langue natale aux autres filles (toutes chinoises également). Heureusement l’une d’elles, parlant anglais, pouvait me traduire. Nous suivions les évènements à la télé. C’était bizarre, je voyais des images, mais ne comprenais rien à ce qu’il se disait. Nous étions témoins des dégâts à Osaka. Vers 18h20, tout a tremblé d’un coup !! Il s’agissait d’un séisme de magnitude 5,7… tout le monde fut assez… troublé pour le moins que l’on puisse dire. Nous sommes restées ensemble devant un film pendant une bonne partie de la soirée, jusqu’au passage de l’œil du typhon (calme provisoire avant un changement brusque du sens de la tempête). Il y avait alors des vents très très violents, on sentait l’immeuble résister à de grandes bourrasques. Mais heureusement pour nous il était très solide. Une fois cette période de tornades passée, nous entendîmes de nouveau de fortes pluies.

Quelques temps plus tard, mes « roommates » sont parties se coucher. Je continuais à recevoir des alertes par mon application, mais elles ne concernaient pas ma ville. J’ai donc fini par aller dans mon lit également, avec une petite crainte, car ce dernier se trouvait sous une fenêtre. Bon, le gros du typhon était passé et le rideaux retiendraient les morceaux de verre, me dis-je…

Retour à la vie normale

En effet, le lendemain matin, pas de fenêtre sur moi. En me levant, je constatais qu’un magnifique soleil brillait. A Tokyo même, le typhon n’avait pas fait les plus gros dégâts. Je suis sortie en fin de journée me promener le long de la rivière Sumida. La vie avait totalement repris son cours normal. La plupart des métros et train de la ville fonctionnaient normalement et tous les commerces de mon quartier étaient ouverts. Décidément ! Imperturbables ces japonais !

 

L’eau de pluie stagnant sur les toits, juste en dessous de chez moi.

 

 

 

 

 

 

 

Pourtant, les conséquences n’ont pas été les mêmes partout et il y a quand même eu un bilan de pertes humaines non négligeable. On peut cependant noter que s’il n’y a pas eu davantage de morts, c’est sûrement parce que le gouvernement japonais a, avec le temps, développé des moyens pour préparer les habitants à affronter les typhons, notamment par la diffusion plus large des informations via différents médias et par les patrouilles dans les rues. Les forces de l’ordre et de la sécurité étaient fortement mobilisées et l’ont été encore après le passage du typhon pour venir en aide aux habitants des zones sinistrées.

Un PVT au Japon - Moi après le typhon

 

 

Retour à la normal, je me promène (presque) sans crainte le long de la rivière Sumida.

 

 

 

Ce sera tout sur mon expérience avec Hagibis, et c’est tant mieux.

                 


La suite de mon PVT au Japon à venir sur cet article, à sauvegarder dans vos favoris si cela vous intéresse.

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Un PVT au japon
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